mardi 20 février 2018

LA LANGUE DE CHEZ NOUS DE HUBERT ZAKINE

EXPRESSIONS DE CHEZ NOUS TIREES DE MON LIVRE
"IL ETAIT UNE FOIS BAB EL OUED"


Quand y s’en va, on dirait qu’y revient : celui qui marche à la six-quatre-deux.
• Mais de qui y tire celui-là : la mère qui se posait cette question
chaque fois que son fils y faisait une bêtise, elle connaissait la réponse, va : DE SON MARI !
• Va te faire un amant : attention, on envoyait toujours l’interlocuteur mais jamais l’interlocutrice se faire voir par quelqu’un d’autre ! Faut pas exagérer, on savait vivre à Bab El Oued !
• Je te connais comme si j’t’avais fait : tellement que le soleil y nous avait fait semblables, qu ‘on se ressemblait. La palice elle aurait pas dit mieux ! Alors on savait ce que pensait l’autre.
- Cinq dans tes yeux : la main bien ouverte face au mauvais œil.
• Bourricot de la montagne : le même que le bourricot espagnol sauf qu’y parlait pas ibérique alors forcément il était moins intelligent. En fait, y se tenait une couche, j’vous dis pas !
• Que dieu y nous en préserve : une autre manière de se préserver du mauvais œil.
• Va te faire une soupe de fèves : la vérité, tout le monde y préférait la loubia s’il était pas content.
• Tu t’es fait la raie comme le tournant Rovigo : Pour ceusses qui connaissent pas (y doit en avoir deux) le tournant Rovigo, que des virages il avait. Et obligé ou sinon y s’appellerait autrement. Tout y faut vous dire alors ?
• Attaches toi et fais du vent : cuilà, le pauvre y croyait qu’il était le sosie de Tyrone POWER et Robert TAYLOR à lui tout seul que total, sans être mauvaise langue, Quasimodo à côté, c’est un Adonis.
• Fermes les fenêtres, y va s’envoler : cuilà, c’est le frère du précédent.
• Avoir les côtes en long : le fainéant, rien que sa mère elle lui reprochait cette anomalie physique. Comme si c’était sa faute ! tssssi !
• Il a la tête comme un tchic-tchic à trois faces : il est vilain qu’il en peut plus.
• Tu es un plein de vent : çuilà rien qu’y raconte des tchalefs.
• Taper la sérénade à Magali : quand le « patos » y dit « Germaine, le petit pleure ! », le pataouète y rouspète "Finette ! Cà fait une heure que ton fils y  tape la sérénade à Magali ! »
• Attaquer ses parents en dommages et intérêts :
la vérité, faire des enfants aussi vilains que les frères k..... ( je dis pas le nom, j’ai pitié quand même) çà mérite pas de passer au tribunal ?
• Une figue à l’œil, je le dobze : tellement ch’uis plus fort, ya pas photo. Les yeux bandés, je gagne. Quel fanfaron ch’uis !
• J’te donne une, le mur y t’en donne une autre : deux contre un on est. Le mur il est avec moi.
• Y lui reste que les yeux pour pleurer : nu et cru, le pauvre y reste.
• Elle l’emportera pas au paradis, va : toute sa vie elle a été mauvaise ; mais cette fois, çà va pas lui porter chance, c’est moi qui t’le dis !
• Descendre le lit à la rue : la rue c’est la deuxième maison. Les mères, rien qu’elles se lamentaient pace que les petits y restaient en bas la rue au lieu de monter souper.
• Faire Pâques avant les Rameaux : les garçons pataouètes (et quelques filles) rien qu’y voulaient inverser les dates du calendrier. Asaoir si le Vatican il était d’accord ? Jamais avant le mariage, espèce de gros sans-gêne !
• Le ménage y se fait pas tout seul : alors mieux vous traînez pas dans mes jambes. Comme çà, elles nous parlaient nos mères, vous vous rendez compte !
• Les yeux de merlan frit : une autre version des yeux « balala » de ceux qui restaient babao devant une nouvelle qu’elle les laissait pantois.
• Comment tch’étais, comment tch’es devenu : la vérité ! est-ce utile de vous fournir la traduction. Comme je suis révérencieux avec les femmes, je m’adresse rien qu’aux hommes. « regardez vous dans une glace ». Bou, je vais me faire lyncher. Oh, moi aussi, j’étais le plus beau du monde et des alentours ! aujourd’hui, ch’uis seulement le plus beau du monde. Je plaisante ! ! ! ! !
• Çà sent le renfermé : Les femmes pataouètes elles aiment pas la poussière alors elle aère un maximum ; le courant d’air c’est leur ami le plus proche pace qu’elles aiment pas le renfermé. A Barberousse, qué çà doit sentir ? Man yafourah !
• J’ai pas la bourse de ROTSCHILD : qui c’est qui l’a à part Rotschild ?
- A la six-quatre-deux : à la babala, à la va comme j’te pousse.
• Changer l’eau des olives : moi, c’était au pissoire du jardin Guillemin que je changeais l’eau des zitounes. Et vous z’autres ?
• Ce garçon, c’est une canule à lavement : franchement, l’impact d’une canule à lavement il est pas plus fort qu’un enquiquineur ? La vérité. En plus, l’image elle est plus forte. Pour résumé, une canule à lavement c’est un enquiquineur puissance mille !
• Taper une olive : taper une olive au sens propre (encore que..) c’est toucher les fesses d’une femme ( les tapettes, très peu pour moi, merci ). Au sens figuré, c’est taper un coup de téméniek à quelqu’un, une feinte.
• Oh ! Ton père il est vitrier ? toujours tu restes devant moi, alors plus rien je vois !
• Je peux pas le voir en peinture : même avec un beau cadre et tout et tout, il est quand même vilain ! je l’aime pas !
• Y me sort par les yeux : y’en a qui sortent par la porte, d’autres de la cuisse de Jupiter, alors obligé, on en a marre de les voir et de les entendre.
• Une moins que rien : une fille perdue. Pas pour tout le monde, va. Y’en a j’vous jure !
• Partisan du moindre effort : le pataouète, il est pas fainéant, il est partisan du moindre effort ! Nuance !
• Boire du petit lait : cuilà qu’il était heureux, cha! cha ! ou alors qu’il avait fait une couillonnade en bâton et qu’y voulait se faire pardonner. Un babao, quoi !
• Garder ses forces pour tirer la chasse : recommandé à tous les « partisans du moindre effort ».
• Demain le bon dieu il est grand : la version pataouète de « à chaque jour suffit sa peine » sauf que nous z’autres on avait des escuses à cause de la chaleur qu’elle nous obligeait à « taper la sieste », et alors !
• Son manteau, c’est un cache-misère : un beau pardessus vaut mieux qu’un beau par dessous, ma parole !
• Antiquité, ma grand mère, elle s’habille cette fille : l’officiel des antiquaires , même plus y côte la robe et la fille, alors !
• L’école et toi, vous êtes pas passés par la même porte : je connais pas un élève qu’il a pas reçu cette constatation marquée de bon sens dans les gencives.
• Ce petit, il est en nage : les enfants pataouètes y transpiraient pas. Y z’étaient en nage. Même si savaient pas nager.
• Ce petit (c’est le même) y va me tomber dans un lit : après avoir été en nage, il attrape une congestion et y tombe dans un lit.
• Y faut avoir tué son père et sa mère : ma mère la pauvre c’est çà qu’elle a dit quand elle a su qu’on allait habiter la banlieue parisienne. Avec le train et tout ! Bou arlékoum, nous z’autres !
• Quel cassement de tête: la femme pataouète c’est la reine du mauvais sang, du cassement de tête, quoi !
• Ton mari, tu devrais l’envoyer chez ROUBI : cuilà que sa tête elle jouait aux tchic-tchic, on l’envoyait chez Roubi, l’asile d’aliénés de chez nous.
• N’en toucher pas une : quand c’était le cas, au lieu de récolter des applaudissements, le chanteur ou le footballeur, y recevait des tomates.
• Se noyer dans un verre d’eau : rien à voir avec GOTVALLES ! Ce babao, tout, c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin ! Il est pas dégourdi pour un sou. Ou alors, c’est un fainéant.
• Ces cheveux, y te mangent la figure : le contraire de fartasse. quand les cheveux tellement y sont longs que ça lui donne une mine de papier mâché.
• Y vaut pas trois sous espagnols, cuilà : une misère çà coûte !
• Donne lui sa mère , j’connais son père: encouragement claironné lors d’une bagarre tête contre tête dans une entrée de maison. Et même dans une sortie !
• Y connaît ni son père ni sa mère :ya des moments dans la vie où la colère elle est mauvaise conseillère. Tête baissée on fonce. Plus personne on connaît. Rien qu’on cogne.
• Çà m’en touche une sans faire bouger l’autre : cuilà qui réussit, y passe illico presto à « incroyable mais vrai » ! ou alors il en a qu’une !
• Faire la chaîne au cinéma : le pataouète il est poli, bien élevé et tout et tout. Alors y tape la chaîne pace que si y tapait la queue ça voudrait dire autre chose, alors !
• Taper cao : faire l’école buissonnière à la mode de chez nous.
• Faire Manca oura : kif kif bourricot
• Se faire morfler l’œil : se faire dobzer dans une entrée de maison ou ailleurs. Seul le résultat y compte.
• Avoir un appétit d’oiseau : c’était le début du mauvais sang pour une mère de chez nous pace que son fils c’était pas un morfal. « y faut manger ! chitane »
• Cette petite, c’est un poivron piquant : cette fille, elle est mauvaise comme la galle.
• Un coup de sminfin coufin : un coup de téméniek, un coup de zouzguèfe, vous êtes pas plus avancés ? un coup de Trafalgar, une feinte, oh vous avez compris ouais ! Comme la grande Zohra. Tiassardo !
• Coup de t’méniek : kif kif bourricot ( d’Espagne )
- Coup de zouzguefe : kif kif bourricot ( de la montagne )
• Pas un y rachète l’autre : quand tous les moutons du troupeau y valent pas cent sous.
• Fagoté comme l’as de pique : cuilà qui s’habille à Bab Ej Did plutôt que chez DIOR ! Le gavatcho dans toute sa splendeur.
• Avoir un trou qui fait de l’air : adressé à celui qu’il est toujours jamais content
• Marque dommage.
• Que le Bon Dieu y me crève les oreilles pace que si y me crève les yeux, plus rien je vois !

ETC......................................................................

RELIGION

LA TOMBE DE MON AIEUL SIMON BEN SEMAH DURAN DIT RASHBAZ

samedi 17 février 2018

ALGER


ALGER


CINEMA DE CHEZ NOUS

AFRIC FILMS

SHALOM


INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS de Hubert Zakine

Un autre extrait de INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS parce que le premier il est pas assez explicite....

Elle habite rue d’la Lyre. Je rase les murs. Je monte tout seul comme un grand. En plus, y fait sombre. D’après Serror, la demoiselle de petite vertu, c’est un canus mais peut-être qu’il aime les vilaines, va savoir ! Cette maison, on dirait une tombe. Pas un bruit, achno, y sont tous morts là-dedans ! C’est pas comme à Bab El Oued. Toutes les portes elles sont fermées. Pourtant, rue d’la Lyre, c’est la basse casbah. Normalement, c’est le tcherklala ! Même les enfants, on les entend pas. Y doivent être tous muets. A savoir. Le quatrième étage. Je frappe à la porte. Whaou, putain de canus. Et belle avec ça ! Putain, elle a des dents ! Bien blanches quand elle sourit. C’est pas comme la rue Socgémah. Je parle mais j’entends que la douceur de sa voix. Vous êtes pressés ? La purée, vous savez pas prendre le temps ! C’est bon de faire durer le plaisir de raconter c’qui s’est pas encore passé. Serror c’est un fin connaisseur.
--Je te connais pas, toi !
Tain, elle me tutoie.
--C’est Serror qui m’envoie. Y pouvait pas venir.
Quel menteur.
--Tu le connais bien ?
--Oui, je travaille avec lui…..et on s’connait depuis tout petit.
Et jamais, vous devinez c’qu’elle me dit.
--Tu es un beau jeune homme, il a bien fait !
Sur ma vie, elle me trouve beau !
--Attention, motus et bouche cousue. Ni tu donnes mon adresse, ni tu parles d moi, on se connait plus ! D’accord ?
--D’accord !
Elle me parle d’argent. Je sors les deux billets et elle les range dans un petit bureau.
--Allez viens, on va s’laver.
Et comme si j’étais un bébé, elle me lave la tota. Aussitôt, mon oiseau y veut s’envoler. Je pense Soumlah mais aouah, il est trop énervé. En plus, la demoiselle, elle l’astique comme si c’était le grand nettoyage de Pâques. Bon, allez, calmos madame ou sinon, je réponds plus de rien.
Aouah, elle sait y faire. Elle a abandonné mon p’tit oiseau (qui est pas si p’tit que ça) et elle me déshabille comme si j’avais un an et demi. elle range bien mon linge comme si elle a peur de le défroisser. A savoir, si après, elle va pas m’le repasser ?
Elle me dit de m’allonger sur son lit et vous devinez quoi : elle me tape un strip-tease pour moi tout seul. Je mate la demoiselle de partout. Même derrière les oreilles. Comme un gobieu, je veux rien rater d’abord pour moi et, ensuite, pour donner le gousto aux amis. elle est en train de me faire mourir à petit feu. O putain, elle est à poil ! Entièrement à poil. Elle a rien gardé sur elle ! Nue et crue comme elle dit ma mère. Qu’est-ce que j’ai à penser à ma mère à un moment pareil ? Putain, elle s’allonge tout près de moi, elle est encore plus belle de près que de loin…..tain, j’ai l’impression de pas être avec une professionnelle…….elle me laisse la regarder sous toutes les coutures…….et la toucher. O putain, sa peau est douce…….ses tétés y sont gros et…………. Elle me caresse avec la bouche…..oh putain d’sa mère, y faut qu’je pense à Vercingétorix, Martoune ou Ramsès II pour pas exploser.
Voilà, r’lass, vous croyez pas que j’vais tout vous raconter. J’écris pas un livre porno, moi, ho ! Vous êtes gonflés quand même, hein !
Quarante-cinq minutes. Ça a duré quarante-cinq minutes. Quarante-cinq minutes de bonheur et des mois à rêver. Elle m’a fait un p’tit rab en plus parce qu’elle m’a trouvé à son goût. Elle doit dire ça à tout l’monde. Mais quinze francs, ça les valait. Surtout que c’est Serror qui a payé.
Une fois tous les mois, à la rigueur, j’pourrais m’la payer. Ouais mais Elizabeth dans tout ça ? Je sais, j’suis pourri mais comme elle dit ma mère, y faut bien que jeunesse se passe.
Ah, au fait, elle s’appelle Daisy. Comme la femme de Donald. Et elle m’a donné son numéro de téléphone. Pas pour mes beaux yeux mais pour une autre leçon d’anatomie, si je veux la revoir.
*****
Je suis tout gaga en rentrant à Bab El Oued. Putain, c’était bon. Mais c’est trop court. A savoir, si Serror y reste plus longtemps. Demain, c’est vendredi. J’vais lui faire un compte rendu. Qu’il en ait pour son argent.
En attendant, au jardin Guillemin, y aucun ami. Les r’mars y doivent être en train de se taper les devoirs. Quels parotes ! La vérité, j’suis pas mieux au Trésor ? Quand je sors, châ, châ, pas de devoirs et pas d’leçons. Et j’ai des sous !
Ma mère, elle tchortchore avenue d’la marne chez tata Félice. Ça va lui faire plaisir si je vais la chercher. En rentrant, je vais m’arrêter chez Doudou boulevard Guillemin pour acheter des jujubes. Doudou, c’est le moutchou. Chez lui, on trouve de tout mais seulement si y trouve. Y sait jamais où les articles y sont rangés, alors, on fait comme Charles, on attend. Y Vit et y dort dans son capharnaüm qui lui sert de magasin. C’est pour ça, que le matin il aère. Raïeb c’est pas une vie pour ce mozabite qui vient de son Mzab natal. Tout le quartier, il l’a adopté parce qu’il est très serviable.
--Tia pas d’sous aujourd’hui ? Tu payes demain !
Et au diable l’avarice.
Cette nuit, pour une fois, j’vais pas penser à Elizabeth mais à la femme de Donald. Quoi vous avez déjà oublié que la péripatéticienne elle s’appelle Daisy ? Alors à quoi ça sert que je m’escrime à tout vous détailler ? Les femmes qui me lisent, elles pensent que j’suis comme tous les hommes, que j’suis un cochon qui pense qu’à la bagatelle. Eh, d’abord, j’suis pas encore un homme mais c’est vrai, je pense à la bagatelle. A la bagatelle mais aussi au foot, au cinéma, à ma famille et à mes amis.
Elizabeth, je lui en veux pas mais je peux pas faire avec elle ce qu’je fais avec Daisy. Eh ouais, c’est comme ça.
Et puis la vérité, vous m’voyez à ma nuit de noces, tout puceau, emprunté et tout et tout. J’aurais l’air de quoi ? D’un r’mar !
Même si j’ai des principes, j’suis pas un parote ! Avec une professionnelle, je prends des cours d’anatomie féminine, disons une vingtaine de leçons et, comme ça, quand j’me marie j’ai pas l’air d’un babao. C’est honnête, non ?
En définitive, c’est autant pour moi que pour ma future épouse, que j’me sacrifie ! Voilà, moi qui ai horreur de l’école, j’me sacrifie par amour. j’vais prendre des cours particuliers au collège de l’amour. BA,BA,BA, ma mère, elle avait raison, j’aurai dû faire l’avocat. Avec la robe noire et des grandes manches comme Darry Cowl que j’me rappelle plus le titre du film.
Disons qu’avec Daisy, j’me fais la main ! Et le reste, d’accord mais ya pas d’fumée sans feu ! Disons que Daisy, ce sera un dommage collatéral à mon entente avec Elizabeth. Putain, les femmes, elles doivent être folles de rage…………O, vous savez pas plaisanter ou quoi? Vous prenez tout pour argent comptant, on peut vous raconter n’importe quoi, vous foncez ! C’est bon à savoir pour mon futur. Non mais c’est un monde de pas pouvoir parler sans que vous montiez sur vos grands chevaux ! Presque j’engueule mes lectrices………je re-plaisante ! Zarmah, j’suis en colère ! Allez va j’arrête de plaisanteries parce que vous savez même pas plaisanter. Je fais le samote ou plutôt le ralah qui insiste lourdement.
Demain matin, à tous les coups, Serror y va vouloir savoir s’il a bien fait de m’payer la demoiselle de p’tite vertu. En long, en large et en travers, y va falloir lui raconter ma rencontre avec la femme de Donald. Tel que j’le connais, y va vouloir un compte rendu complet. Tazz, j’vais lui raconter. C’est pas parce qu’il m’a payé ma discussion à bâtons rompus avec Daisy que j’vais lui révéler tous mes secrets. Pour qui, y me prend, cuilà ? Et mon intimité, alors ? Vous saviez qu’à seize ans, on avait une intimité, vous ? Elle va m’en faire découvrir des choses cette coquine. Parce que, trois quart d’heure, c’est pas assez si je veux connaitre toutes les turpitudes qu’elle va me proposer. Pour me donner le gousto, en partant de chez elle, elle m’a fait miroiter quelques facettes de son talent. Et je vais y retourner, houlà ! Pour parfaire mon éducation sentimentale. Qui c’est qui en profitera ????? ELIZABETH !

mercredi 14 février 2018

ALGER


ALGER


ALGER


EXPRESSIONS DE CHEZ NOUS

FAIRE AMI/FAIRE FACHE/FAIRE LE BABAO
 

Toujours on faisait fâché avec les amis du quartier.
Pour une bille, un noyau ou une fille qu'on avait vu le premier. Alors c'était normal qu'on voulait la draguer le premier comme si qu'on l'avait jouée aux tchic-tchic.
Et après, on regrettait parce qu'on avait besoin de lui pour taper le match. Alors on se touchait le petit doigt et on re-faisait ami. Jusqu'à la prochaine dispute.
C'est ça, qu'on appelait faire le babao!

PLEURER TOUTES LES LARMES DE SON CORPS
 
La femme de chez nous, elle savait pas pleurer comme tout le monde.
Elle savait pas non plus pleurer des larmes de crocodile. Encore moins pleurer comme une madeleine. Ni comme une Simone, Odette ou Ginette.
Aouah, la femme de chez nous, elle avait plusse de chagrin que les autres femmes.
Surtout quand elles regardaient un film aux Variétés; même qu'elles sortaient du cinéma comme si elles revenaient d'un enterrement, les pauvres. Aussi c'est de leur faute si le film, il était triste! Tsssttt!

mardi 13 février 2018

Nostalgie by Johanna Monty

DONALD TRUMP



EN FRANCE OU EN EUROPE C'EST KIF KIF BOURRICOT

MA FAMILLE

AU STADE DE SAINT EUGENE

ONCLE LEON ET TANTE ROSE

ONCLE WILLIAM ET TANTE GERMAINE

LES DURAND D'ALGER  
ONCLE WILLIAM DURAND

GRAND ONCLE BENJAMIN DURAND


MON ARRIERE GRAND MERE MATERNELLE
MA GRAND MERE MATERNELLE


MON GRAND PERE MATERNEL, JONAS DURAND


"RAMTE" MESSAOUDA DURAND AMIECH


MON GRAND PERE PATERNEL, DAVID ZAKINE
MES GRANDS PARENTS PATERNELS

MA GRAND MERE PATERNEL

                                                                   GRAND ONCLE MARTIN DURAND

MA FAMILLE.....

MON ONCLE DANS SON CAFE RUE EUGENE ROBE AVEC MA TANTE ET MES COUSINS

extrait de JERUSALEM, LE DERNIER REMPART de Hubert Zakine.

LETTRE A MES AMIS MUSULMANS
 
Continuons d’évoquer ce qui nous rassemble, les juifs et les musulmans. Nous sommes tous deux des peuples sémites et bien que, jamais, aucun juif ne s’est rendu coupable d’une atrocité telle que se faire exploser avec l’intention avouée de tuer, je peux prétendre que nous sommes sur terre pour vivre, non pour mourir et faire mourir des gens sous le seul prétexte qu’ils sont juifs ou qu’ils sont musulmans. Pour aimer la vie et non pas pour détester nos semblables fussent-ils catholiques, juifs, musulmans ou laïcs. Les juifs et les musulmans, fils d’un seul et même dieu. Leur nom diffère, et alors ? Comme disait Herbert Pagani : « Il y a de la place pour deux peuples ». Rien n’est plus vrai mais la place d’une entité ne doit pas supplanter la place d’une autre. Chacune a sa vérité. La parole des uns doit remplacer les fusils des autres jusqu’au moment où les hommes comprendront la stupidité de leur comportement.
La paix doit remplacer la guerre. Ce n’est pas un dialogue de sourds qui doit s’instaurer entre nous et pour se faire entendre, les muets ne doivent pas faire parler les armes. Faisons taire les canons et laissons pousser le silence dans nos cimetières où tant d’humanité nous supplie d’écouter le vent de la réconciliation. Promenons nous dans nos cités qui sentent encore la poudre de la discorde et où résonnent encore les trompettes de Jéricho.
Pensez-vous qu’un juif puisse se balader dans les rues de Gaza ou de Ramallah sans recevoir 10 balles dans le corps ? Le jour où cela sera possible, le plus dur sera fait. Venez voir les rues de Jérusalem où vos frères musulmans se promènent main dans la main avec leurs épouses et leurs enfants en côtoyant des juifs qui, jamais, n’oseraient lever la main sur une femme et encore moins sur des enfants. Alors, rangeons les armes et parlons-nous, avec l’envie de s’écouter et surtout de s’entendre.
Musulmans qui désirez vivre en paix, croyez en nous et faites nous croire en vous ! Le challenge est exaltant. Le résultat le sera tout autant. N’avez vous pas envie de regarder vos enfants grandir et effacer leurs visages figés de terreur? N’avez-vous pas envie de les voir s’épanouir dans d’autres domaines que la guerre et la haine de l’autre. J’ai l’impression de prêcher dans un désert de solitude alors que je sais, pertinemment, que d’autres avant moi ont évoqué ce malaise et parlent le même langage. Que faut-il faire aujourd’hui pour amener les musulmans, tous les musulmans, à une profonde réflexion sur le sens de leur vie ?
Je ne suis ni un politique, ni un enfant d’Israël borné, je ne suis pas davantage un intellectuel qui ne déblatère que pour s’écouter parler, je ne suis ni révolutionnaire, ni suffisamment intelligent pour mener une campagne anti quelque chose ou quelqu’un, mais je sais que la vie est courte, trop courte en tous cas, pour la laisser filer entre les doigts. Si une vérité frappe à ma porte, c’est bien celle-là.
Ne serait-il pas préférable de s’attacher à notre famille, à nos enfants, à nos amis plutôt que de courir après des rêves chimériques qui polluent notre esprit. Peut être faudra–t-il une génération avant que ne se taise à tout jamais le son des canons pour qu’une jeunesse éprise de paix, masculine et féminine, entame, enfin, la grève de la guerre et que les avenues de nos villes résonnent de cris de joie et d’allégresse.
Est-il utopiste celui qui appelle de ses vœux cette image d’Epinal ? Quel que soit le nom qu’on veut bien lui donner, celui que chacun désigne comme unique, Hachem, Allah ou Dieu, comment, peut-il se satisfaire de cette turbulence engendrée par les hommes ? L’ont-ils à ce point désappointé pour qu’il semble s’en laver les mains, lassé de les voir s’entre-tuer ? Toutes les questions qui assaillent mes jours et mes nuits se heurtent à la terrible réalité des faits et des hommes. C’est vrai que les radicaux se transforment en monstres sanguinaires lorsqu’on parle d’un autre dieu qu’Allah, c’est vrai que ces gens là ne reculent devant aucune ignominie pour faire avancer leur cause, c’est vrai que la vie d’un enfant n’a pas plus de valeur que celle d’un animal, c’est vrai que le désœuvrement d’une certaine jeunesse musulmane est leur fond de commerce
Alors, faut-il pour autant renoncer et leur faire une guerre sans merci, sans relâche et sans pitié jusqu’à la victoire finale ? Au prix de combien de morts, au prix de combien de douleurs, au prix de combien de tumultes faudra t-il attendre pour voir les pays du monde libre se ranger dans les rangs des pays civilisés? La guerre de 39-45 n’a pas suffi pour que d’autres emboîtent le pas de l’Allemagne hitlérienne ? L’Islam radical, l’Islam fanatique à l’instar de l’Allemagne nazie, veut conquérir la planète par la force. Israël comme les juifs de la Shoah sera la première victime de tous les ersatz d’Hitler qui fourmillent au royaume d’Allah. Et qu’on ne s’y trompe pas, le reste du monde sera la seconde victime expiatoire de cette guerre de religion qui est commencée depuis longtemps déjà. Déclenchée par cet Islam radical que certains prétendent de facade mais qui est source de tous les problèmes de la planète. Certains estimant en effet que l’islam traditionnel est tout aussi dangereux que celui revendiqué par les fous de Dieu car il s’appuie sur le Coran. Le Coran qui règle la vie des musulmans dans ses moindres détails et se révèle nocif pour les occidentaux et pour les musulmans eux-mêmes. Mais les belles âmes européennes ignorent superbement le danger islamique car il est bien connu que l’Europe, et particulièrement la France, ne s’alarment qu’une fois que leur pays est à feu et à sang pour enfin ouvrir les yeux.
N’existe-t-il pas en ce bas monde une ou plusieurs personnalités de haut rang ou de haute puissance pour faire en sorte que la hache de guerre soit définitivement enterrée ? La couardise a-t-elle envahit, a ce point, les esprits pour qu’il n’existe plus d’hommes politiques pour stopper les avancées guerrières de quelques-uns. Ira –t-on jusqu’à la déflagration mondiale parce qu’une poignée de fous de Dieu désirent faire déferler, sur ce monde, le nuage de l’Islam qui obstrue la pensée universelle ? Se méfie-t-on assez de cette marée verte qui avance à pas de géant en faisant régner la terreur parmi les peuples ? Quand je vois ce G20 ou ce G8 qui se pavane devant les photographes, le sourire Colgate et le costume impeccable pour immortaliser ce qui ne devrait être qu’une réunion de travail, quand je vois ces présidents se faire des « mamours » devant les caméras du monde entier, je me dis que ce n’est pas parmi ces hommes-là que se trouve la survie de l’Occident. J’ai sans doute tort de tirer la sonnette d’alarme mais d’autres, plus compétents et mieux placés que moi, ont le même réflexe. Alors que penser, que dire et qui croire ? Rester bien au chaud et attendre le déroulement des évènements en se persuadant que ma modeste personne ne peut rien faire pour freiner le cours des choses, que l’inéluctabilité est en marche et advienne que pourra ? Que rien ni personne ne pourra effacer ce qui est écrit et nul ne parviendra à contrecarrer les difficultés qui annoncent des jours effroyables ?
Certains de mes amis ne comprennent pas mon angoisse mais je ne comprends pas non plus, leur fatalisme. Il a bon dos le fatalisme oriental qui noie toutes leurs réflexions. « Mektoub » se contentent-ils de se lamenter quand je les prends à témoins. Alors, mektoub aussi pour nos enfants et leurs enfants qui seront confrontés à de bien plus graves problèmes que nous, issus d’une génération qui sera celle par qui le scandale est arrivé.
Plutôt que rester les bras croisés, réveillons les consciences endormies loin d’un confort et même d’un conformisme de pacotille pour alerter ceux qui détiennent encore le pouvoir de se rebeller. Ceux qui désirent se tenir encore debout alors que la majorité est couchée. A l’heure d’internet et du blog indispensable de la modernité, écrivons nos espoirs et nos révoltes, défendons nos idées sans langue de bois, sans ce « politiquement correct » qui emprisonne les pensées les plus claires et regardons la vérité en face. Le danger qui guette nos amis occidentaux sous de fallacieuses raisons polluent l’atmosphère de senteurs nauséabondes de pétrodollars et de fanatisme religieux. Ecrivez mes frères, simplement ou avec une plume distinguée, écrivez lettres et suppliques à nos dirigeants enfermés dans leur tour d’ivoire, imperméables à tout ce qui préoccupe le peuple. Et surtout faites en sorte qu’ils se préoccupent du devenir de nos pays, où il fait encore bon vivre, devant le danger généralisé de l’Islam. Oubliez ces conflits sociaux dont les médias nous rabattent les oreilles. Ah, que deviendront-ils, ces conflits qui, à n’en pas douter, baisseront très vite, pavillon lorsque d’autres combats, autrement plus meurtriers et autrement plus importants pour la survie du monde occidental, se dérouleront sous nos fenêtres. Mais que faut-il faire pour que les peuples réagissent ? Chacun reste dans son coin, se plaignant occasionnellement du concierge, de l’école de ses enfants, de son équipe de football, du prix du pain ou des courgettes alors que le sort de l’humanité est en jeu ? Car il s’agit bien de cela qui est au coeur du problème. N’allez pas me faire croire que le monde musulman radical, si ce qu’à Dieu ne plaise, venait à étendre sa main malfaisante sur la planète, serait un monde idyllique avec les innombrables libertés pourtant si chérement acquises, reléguées aux oubliettes. Avec des interdits à ne plus savoir qu’en faire et une constitution qui serait calquée sur le Coran.
Combien de conférences, combien de rencontres bi ou tri-parties faudra t-il pour que les dirigeants du monde civilisé parviennent à la conclusion que seule une fermeté sans faille fera baisser pavillon à l’Islam qu’il soit radical, modéré ou de toute autre nature. A ce moment là et seulement losque la parole aura pris le pas sur les armes, la paix au Moyen Orient comme dans tous les pays en guerre, sera possible. Mais ne pas admettre que seule la fermeté est l’arme des Occidentaux pour faire barrage à l’Islam conquérant ou modéré, c’est donner l’impression de ne pas vouloir prendre une position claire et nette sur le devenir de la planéte.

UN JOURNALISTE POLITIQUEMENT INCORRECT


lundi 12 février 2018

MA MERE, MES TANTES, L"ALGERIE ET MOI DE HUBERT ZAKINE



Mes premières années furent les plus heureuses de mon existence. 
Seul enfant mâle des filles Azoulay, couvé comme un coq en pâte, je fus conjointement élevé par ma mère, bien sûr mais également par ses sœurs et surtout par la célibataire de la famille, tata Rose, qui déversa sur moi son trop plein d'affection inassouvie. Cette femme, blessée par la vie, trouva dans le service aux autres, le remède à sa désolation. Après une carrière bien remplie d’institutrice, elle se consacra, corps et âme, à la section Algéroise de l’agence juive pour la Palestine.

J'apprenais, alors, la force de l'amour maternel de mes femmes qui enveloppa mes années enfantines. Je ne pouvais faire un geste sans déclencher un flot ininterrompu de recommandations que je m'empressais de suivre. Si par hasard, je trouvais un vieux canif, mes tantes venaient au secours de ma mère tout en l'engueulant comme si elle était coupable.

--Mélanie, tu veux que ton fils, il se coupe un doigt ?

--Donne-moi ce canif, mon fils ! Donne à tata !

--Et aussi, pourquoi il a un canif ? Renchérit sa sœur Irène.

--Comment tu veux que je le sache ? En tous cas, c'est pas moi qui lui ai donné !

--Oui, mais qui c'est qui lui a donné les sous, c'est moi peut-être ?

--Je sais pas, son père peut-être !

--Il a bon dos son père, tu crois pas ?

Et il en était ainsi dès que je bougeais le petit doigt.

Avant mon entrée à l'école maternelle, ma mère m'emmenait passer l'après-midi au jardin Guillemin, grande esplanade circulaire où s'ébattaient les enfants sous le regard bienveillant des mamans qui tricotaient tout en surveillant leur progéniture. Tous les enfants sauf moi !

Toujours à l'affût, les quatre sœurs se donnaient la main pour guetter le moindre de mes faits et gestes et m'interpeller sitôt que je dérogeais à leurs règles.

--Mon fils, tu es en nage, Viens t'asseoir à côté de nous !

--C'est ça, pourris-toi bien !

--Arrête de courir, Paulo, tu vas tomber !

Mais ces mises en garde déclenchaient automatiquement une réaction de tata Rose qui mettait le feu aux poudres.

--Laisse-le courir ! Il a besoin de se dépenser ce petit !

--Ça se voit que c'est pas toi qui le soigneras quand il aura attrapé la crève !

--Pardi ! C’est moi ou sa mère ! Protestait tata Rose.

Et ça repartait pour un tour de discussions à n'en plus finir sur l'éducation des enfants. Ces contraintes ne m'atteignaient guère car j'étais trop petit pour me rebeller contre ce que je prenais pour de l'amour maternel dont m'abreuvaient ma mère et ses sœurs.

Tout prêtait à discussion. Et rien ne me fut épargné. J’avais droit aux fous-rires, aux emportements qui dissipaient mes tétées, aux réveils brutaux lors d’une visite de mes tantes qui désiraient s’extasier sur le sommeil du petit ange. Bien sûr, j’eus droit à une fiesta judéo-arabe le jour de ma circoncision, milah qui me fit entrer dans la ronde de l’espérance juive. Douleur ou pas, je ne m’en souviens pas mais, par ce bout de chair inutile, je me distinguai pour l’éternité des autres garçons.

La première fête donnée en mon honneur dont j'eus conscience fut mon cinquième anniversaire. Depuis, le chiffre cinq m'accompagne tout au long de ma vie. Le cinq que j'entendais à longueur de journée par mes tantes et ma mère, le cinq qui était censé me protéger, le  cinq dans les yeux pour enlever le mauvais œil, le cinq en cuivre, main de fatma musulmane que la famille accrocha à l'entrée de mon appartement, juste derrière la mezouza juive qui remplissait la même fonction. Avant de partir me promener, ma mère et ses sœurs n'omettaient jamais de réciter une petite prière en hébreu pour qu'il ne m'arrive rien. Pour plus de sécurité, elles ouvraient toute grande la main au-dessus de ma tête et la mystique musulmane de la main de fatma faisait le reste.

A la fin de cette journée de dupes, je compris que si ma mère semblait la maîtresse de maison, c'était mon père qui tenait les cordons de la bourse du foyer. L'argent ne poussant pas sur les arbres, je n'eus droit qu'à un livre qui était censé m'apprendre à aimer lire. Sans le dire, mes parents avaient sans doute dans l'idée de faire de moi, un docteur. 
Heureusement, tata Rose pallia cette carence en m'offrant un vélo à quatre roues. Quant aux cadeaux des autres tantes, ils firent plaisir à ma mère mais sûrement pas à moi. Pas de ballon, de fusil, de chapeau de cow-boy. Que des vêtements et même, suprême vexation, une cravate à élastique avec une automobile en décorum. Même les gâteaux orientaux que ma mère avait confectionnés passèrent de vie à trépas en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. En garçon bien élevé, je n'eus pas le droit de me servir mais mon père eut la présence d'esprit d'en retirer quelques-uns pour son petit prince.
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ALGER





samedi 3 février 2018

ISRAEL


LE RIDEAU DECHIRE DE HUBERT ZAKINE

La bataille d'Alger

Les parachutistes du général Massu investirent la Casbah d'Alger afin d'anéantir l'organisation rebelle rendue maîtresse du quartier par la crainte qu'elle inspirait. En effet, depuis 1955, le FLN rançonnait les commerçants et les habitants de la vieille ville, enrôlés de force des facteurs parmi la jeunesse musulmane, trouvant dans ce véritable puzzle de béton, un refuge sûr parce qu'ignoré des forces de l'ordre.
Le FLN s'approprie à ce terrain de prédilection, propice à la circulation d'idées révolutionnaires, bénéficiant, par ailleurs, de la mansuétude et de la faiblesse des gouvernements qui se relayaient dans l'incapacité à résoudre le problème qui se posait à la conscience française. À savoir l'utilisation des grands moyens afin de réduire la rébellion à sa plus simple expression. Il me semblait aberrant que la France se privât d'une partie de ses arguments de défense afin de ne pas heurter la sensibilité d'une partie de l'opinion métropolitaine soutenue par quelques intellectuels qui menaient une campagne de dénigrement envers les hommes chargés du rétablissement de l'ordre en Algérie.
Cette intelligentsia avait simplement oublié que les adversaires de la France ne jouaient pas oublier mais massacraient, écorchaient, éventraient, amputaient des fils et des filles de France. Que leur seul souci en posant leurs bombes étaient de toucher le plus de Français possibles qu'ils soient européens ou musulmans. Ne leur importait que le nombre. Que des femmes, des hommes, des enfants qui tombaient et leur tache était accomplie.
Jusqu'à la bataille d'Alger.
Mes tantes résidant rue marengo, je profitais de chaque moment de liberté pour assister, de leur balcon, au travail des parachutistes qui sera tant controversé dans les années futures lorsque l'armée ne sera plus considérée par l'opinion métropolitaine comme une force dissuasive, garante de paix, recevant de plein droit à la reconnaissance de la nation pour son action passée et à venir.
Armée de « poêles à frire », les léopards passèrent au peigne fin chaque habitation, chaque commerce, chaque terrasse. Les arrestations succédèrent aux arrestations, les vérifications d'identité aux emprisonnements.
Je me voyais partagé par deux sentiments contradictoires qui menaient une campagne d'endoctrinement dans mon esprit. La désagréable impression de voir des musulmans de nationalité française parqués dans des camions comme de vulgaires malfaiteurs afin de subir un interrogatoire en règle. Certains s'étaient sans doute couverts de gloire lors de la dernière guerre mondiale et, aujourd'hui, l'armée française à laquelle ils ont appartenu de plein droit leur faisaient l'injure de les confondre avec les sinistres poseurs de bombes.
Certaines séquelles de ces jours marqueront à jamais le cœur de ses hommes qui ne pardonneront pas à la France de ne pas avoir respecté leur glorieux passé tricolore.
S’opposant à ce sentiment de malaise qui s'immisçait dans moi, la nécessité de mettre fin par tous les moyens à cette folie meurtrière du FLN, à sa mainmise sur la population d'une Casbah livrée à la dictature du couteau, à cette installation d'une germe de la haine au sein des deux communautés finit par emporter mon adhésion.
Les hommes du général Massu réussirent dans leur entreprise de démantèlement de l'organisation rebelle mais, au-delà de cette satisfaction, ils remportèrent sur leurs adversaires une victoire psychologique fondamentale qui fut la libération morale de la population indigène du joug du FLN en un temps record.
Si les musulmans respectèrent les léopards par crainte ou par reconnaissance, la population européenne liaison sans ça, leur vouant une admiration pas très éloignée de l'amour. Le magnétisme se dégageant de leur tenue camouflée leur valait un succès incontestable auprès des filles d'Algérie. Chaque enfant ne rêvait que d'endosser le glorieux destin des hommes du général Massu.
Le béret vert ou rouge et la casquette Bigeard avait supplanté dans le royaume interdit aux adultes le chapeau de Zorro et le couteau de Tarzan.
Dans les rues et les jardins, les paras et les fellaghas représentaient la version moderne revue et corrigée par les événements d'Algérie du jeu traditionnel des gendarmes et des voleurs. Grâce à l'action du général Massu et de ses hommes, Alger vécu une année sans bombes, sans grenade, sans blessés ni tués. Sans peur du lendemain. Sans la crainte d'un coup de téléphone assassin nous vous annonçons le décès d'un être cher. Alors, la ville blanche retrouvera l'insouciance oublia ses jours de révolte et de sang.

JUDAISME


IMPOSSIBLE DE PARTAGER ALORS JE COPIE
Tu sais que tu es Juif d'Algérie quand ...

1. Tes grands Parents s'énervent quand tu leur dis qu'ils n'étaient pas
Français en Algérie.
2. Ta famille te jure quelle était pratiquante, mais à Chabbat ils
tâtaient les crevettes sautées parce que cétait le jour du poisson au
marché.
3. Ta grand mère sait encore te dire parfaitement qui habitait où et dans
quelle rue en Algérie.
4. Tu es le seul à défendre le couscous au beurre et dire que c'est bon.
5. Tu as minimum un cousin ou un oncle marié avec un non juif. (je dis bien
minimum !!)
6. Ton grand père est toujours très nostalgique quand il parle de l'Algérie
française.
7.Tu as un ami d'un ami de ton père qui était le voisin de palier d'Enrico
Macias.
8. Il ya toujours une Bar Mitsva ou un henné dans la famille, ou il y avait
Line Monty ou Lili Boniche.
9. Au moins un membre de ta famille a fait la guerre d'Algérie.
10. Tous les noms de fêtes juives sont francisées au maximum (Le grand
Pardon, La pâque Juive).
11. Tout plat traditionnel a aussi bien un nom en Français qu'en Arabe.
12. Ta mère cuisine aussi bien a la Française qua l'orientale.
13. Tu connais la date du décret Crémieux par coeur.
14. Roger Hanin et Lili boniche ne sont pas critiquables chez toi.
15. Ta grand mère dit que les Juifs Tunes n'ont aucune classe et que les Juifs Marocains sont des bledards.
16. Tes oncles tapent les pistaches et l'anisette avant la fin de l'office à la Synagogue et rentrent en voiture.
17. Aucun de tes amis ne connait les plats traditionnels de chez toi.
18. Le: "Je vous ai compris" du Général de Gaulle est resté en travers de la gorge des tes grands parents.
19. Dans ta famille, les expressions en arabe sont dites avec un énorme accent Français.
20. Tu vas à la Syna héréditairement pour parler.
21. On te demande tes origines et tu réponds fièrement: d'Algérie, mais on avait la nationalité Française.
22. Ta mère pleure en regardant le coup du Sirocco, en disant on est parti et on a tout laissé Une main devant une main derrière.
Meme pas un mouchoir pour pleurer.
23. Ta grande tante parle comme Marthe Villalonga.
24. Le Grand Pardon est un film culte pour ton père.
25. Il ya toujours un vinyl poussiéreux de Blond-Blond, Reinette
l'Oranaise ou Luc Cherki qui traine dans la cave de tes grands parents.
27. Tu connais pas mal des rues d'Algérie alors que tu n'y as jamais mis les pieds!
28. Ta grande tante te raconte toujours l'Algérie en finissant
inévitablement par 'la valise ou le cercueil', ils nous ont dit…, alors on est parti. On est parti et on a tout laissé
29. Tu ne peux plus supporter la galette à l'orange et tu bénis chaque année l'invention des spheries à Pessah.
30. Tu en as marre qu'il y en ait que pour la pkaila et la tafina!!!!
31. Une journée sans PHENIX, ca n' existe pas!
32. Chez toi le mot petit déjeuner n existe pas, il n'a d ailleurs jamais existé, il est concentré dans un seul élément le Café au lait !!!.