samedi 1 octobre 2016

: ALGER, T'EN SOUVIENS TU ? de Hubert Zakine.



Extrait de mon nouvel ouvrage sur l'enfance

La nuit, elle nous fait les yeux doux mais le quartier, il est noctambule. Ça tchatche sec sur les balcons. Ça tchatche et ça rigole  comme un peuple heureux, comme des gens qui savent rire, pleurer, chanter mais qui ignorent que l’enfer les attend au coin de la rue. Raïeb, même pas y se doutent que les politiciens y vont leur taper un coup de zouzguèfe monumental. Pour le moment, comme sœur Anne, y  voient rien venir. Des vrais laouères avec, à  leur décharge, une propension au bonheur qui frise à la naïveté politique. Je dis leur décharge, total j’aurais pu écrire notre décharge parce que, à moi aussi, sœur Anne, c’est ma cousine. Mais tu crois qu’à treize ans et des poussières, j’vais connaitre les arcanes de la politique ? Même les grands, y comprennent que dalle alors  qu’ils ont pas les mêmes soucis que nous, les petits. 
Quoi, nous on a pas des soucis, nous autres ? Purée, y faut mieux être truch qu’entendre ça ! Trouver du pognon pour aller au cinoche, c’est pas la galère, ça ? Faire ses devoirs pour suivre des études uniquement pour que notre mère elle se fasse pas un kilo de mauvais sang, des études qu’on sait à l’avance qu’elles feront tchouffa,  se ronger les ongles jusqu’au sang en songeant au match ASSE-Gallia de dimanche prochain, se taper les commissions, c’est pas des soucis, ça aussi ? Allez, va ! Mieux je pense à Julie, va ! Et ce badjej de Roland, qui reste au balcon rien que pour déblatérer sur la fille qui l’a pas calculée. Qu’est-ce tu veux que j’y fasse si mon regard de velours y fait des ravages ? Oh, purée, à savoir si il est pas jaloux ? Aouah, s’il était suspicieux comme Rock Hudson dans un film où Doris Day, elle lui joue un cinéma pas possible, il me laisserait pas copier en classe. Y mettrait sa main pour cacher son interrogation. Purée, ces interrogations, dé ! Quel cataplasme ! C’est vrai, les études, ce s’rait bien  si les profs y nous obligeaient pas à tout savoir par cœur. Qué j’m’en fous d’Henri IV et de sa poule au pot ? Je préfère, et de loin, le boktof de ma mère.

Allez, va, le soleil il a envie d’aller taper une sieste jusqu’à demain matin et moi, je dis ciao aux copains du quartier. Je rentre dans notre chambre, purée, la chaleur ! On se croirait au bain maure de la rue des Gétules malgré les fenêtres ouvertes. Ma mère elle m’oblige à passer à la salle de bain pour l’inspection  comme quand j’étais petit. Bardah, c’est exagéré mais ma maman, c’est une maman comme toutes les mamans, mais voilà, c’est la mienne…………



Voilà, on est demain. Après une nuit passée à transpirer dans nos lits en sueur, ça sent le fauve. Pour pas changer, je suis le dernier à me lever. Mes frères, raïeb, déjà y sont habillés. Pareils aux hébreux au temps des pharaons, y jouent les esclaves. Et dire, que moi aussi, je vais suivre le chemin de l’esclavage. Bouh, bouh, bouh ! On aurait pas pu être millionnaires, larchoreche. On aurait pu si la maladie de mon père elle s’en était pas mêlée. Tiassardo ! Et dire que mon père, il avait un atelier de confection, avenue Durando. Y travaillait pour l’armée. Son étoile elle brillait au firmament de la réussite et patatras, les artères bouchées et voilà mon père  qui lâche la main de ma mère et de ses trois garçons. Comme elle dit ma mère, y en a qui mettent la main dans la r’lah et y trouve de l’or, nous autres, même si on met la main dans un coffre rempli d’or, on se retrouvera toujours  une main devant et une main derrière. On aura jamais le cul bordé de nouilles. Allez va, cessons les jérémiades.

Si ma mère, elle a pas besoin de moi, j’vais taper le bain à Padovani. Roland à tous les coups y doit encore dormir aussi, même pas je vais l’attendre.

--Man, tia besoin de moi, ce matin ?

--Pourquoi mon fils ?

--Man, pas pour faire une belote ! Pour les commissions !

--Hou, mon fils, tu t’es levé de la jambe gauche ou quoi?

Mon frère ainé y s’en mêle.

--J’vais t’en donner un, ça va être vite fait !

J’me rebelle comme je peux parce que le frère ainé, c’est sacré.

--Qué j’ai fait ?

Ma mère, elle est la mansuétude même. Sans arrêt, elle arrondi les angles. Même si ya pas d’angle !

--Tu vas où, mon fils ?

Des fois que vous auriez pas compris, j’suis son fils, à ma mère ! D’ailleurs, j’ai plein de frères et de sœurs parce que tous les enfants du quartier c’est mon fils par-ci, ma fille  par-là, pour ma mère. Les femmes normalement elles les appellent par leur prénom mais pas ma mère. Comme elle dit toujours : les enfants, c’est du pain béni!  Elle a un cœur trop grand pour ses trois garçons.

"Mon Ami le Pied Noir" par JEAN PAUL CARA

lundi 19 septembre 2016

ISRAEL


ALGER / BAB EL OUED/

LA BONBONNIERE DE PASQUALE

ALGER



LE STADE DE SAINT EUGENE

dimanche 18 septembre 2016

Colin Powell : 'Israël possède 200 armes nucléaires tournées sur l'Iran' - Le Monde Juif

Colin Powell : 'Israël possède 200 armes nucléaires tournées sur l'Iran' - Le Monde Juif: L’ancien secrétaire d’Etat de l’administration Bush (2001-2005), Colin Powell, a affirmé, dans un courriel piraté et rendu public mercredi, que l’État d’Israël pointe plusieurs centaines de bombes nucléaires sur l’Iran. « De toute façon si les Iraniens font une bombe ils ne pourront pas l’utiliser. Les types à Téhéran savent qu’Israël en a 200, toutes pointées …

dimanche 11 septembre 2016

Extrait de mon ouvrage en cours ALGER T'EN SOUVIENS TU ? (Titre non définitif)


Mon frère ainé, il a pris son rôle au sérieux comme un sacerdoce. Amman, qui c’est qui lui a demandé de jouer au commandant à ce point ? Chaque fois qu’on dérogeait à une règle établie par sa majesté, y nous tapait la leçon comme si qu’on était des bacheliers. Nous autres, Paulo et moi, on était plus chitanes que tapettes alors bien sûr, l’obéissance c’était pas notre tasse de thé ! Et comme ma mère, en nous donnant le jour, elle a ajouté un peu de poudre de perlinpinpin pour qu’on soit pas trop babao, j’ai pas besoin de vous faire un dessin. Raïeb, Jacky, rien qu’on lui mentait, le pauvre ! Quand j’y pense, je suis rouge de honte et Paulo, il est pivoine.
Si Jacky y rapportait son salaire et Paulo, une misère pour mettre un peu de beurre dans notre couscous (avec du p’tit lait, des raisins secs et des fèves), pour ma part, j’essayais de gagner mon argent de poche en faisant le p’tit yaouled aux voisines du quartier. Qué, je suis pas un vaurien pour demander à ma mère de quoi me payer une place de cinéma, non ! Un litre de lait par-ci, un Nous Deux par-là, un pain espagnol pour madame Noguès, une soubressade pour monsieur Layani, et le tour est joué. Et quand madame T…. m’envoyait faire le marché Nelson, le roi il était pas mon cousin. Je savais que j’aurais droit à un p’tit billet de 5 francs et un bisou en rab. Y faut dire que cette madame T, elle attirait les regards des mâles de 7 à 77 ans avec ses tétés olé, olé qu’on retombait tous en enfance dès qu’on la voyait. Des envies de téter les tétés de madame T, ça nous prenait comme une envie de pipi. Purée, on dirait que j’écris un livre porno…dé ! Eh obligé avec cette femme qui jouait des hanches comme Sophia Loren, qui risquait l’angine de poitrine comme Lollobrigida ou qui avait pas froid aux yeux comme Silvana Pampanini. C’est vrai, nous autres, on savait pas que les filles, elles avaient pas besoin du lasso de Pecos Bill pour nous attraper. Un seul regard suffit. Même si elle est bichelaouère. Et même si on est un bout d’zan, on se retrouve rouge comme une écrevisse devant un sourire enjôleur. Et si en plus du sourire, y a deux tétés qui vous font de l’œil, mieux vous allez vous jeter au kassour parce que, vous aurez beau supplier la petite, vous pourrez les toucher qu’avec les yeux. Ada ma canne et mon chapeau !
Aouah, les filles du quartier, y en a pas bezef qui me plaisent. Y a bien Georgette mais rien que je dis son prénom, je prends mes jambes à mon cou pour battre le record du monde du 5000 mètres. Georgette mais ses parents y sont babaos ou quoi ? On appelle pas sa fille Georgette ou alors c’est qu’elle est un Quasimodo ambulant.
Je me vois pas dire à ma mère, à mes frères, à mes amis, à ceux que tu veux : je sors avec Georgette. La honte elle me barbouillerait la figure mieux que Picasso. Ya aussi la petite Carmen qu’elle se prend pour une autre afin d’attirer les regards des loucheurs mais j’aime pas les messrodah qui se la jouent. Messrodah c’est quelqu’une qui croit être la reine d’Angleterre alors que total, elle est la fille de Martoune. Purée ça défoule d’écrire. Surtout qu’on peut écrire n’importe quoi sur n’importe qui, peu importe ! Des fois, c’est vilain de dire du mal de la voisine mais comme elle sait pas lire………..
Purée, ces escaliers du boulevard Guillemin, on dirait l’Himalaya. Surtout quand y fait s’rannah et qu’on est fatigué de naissance comme moi. C’est bizarre le moral hein ? Quand on fait notre guerre des boutons -la bagarre quartier contre quartier- avec la rampe Valée, je grimpe les escaliers quatre à quatre alors qu’aujourd’hui, on dirait que je monte à l’échafaud. Heureusement que cet après-midi, Azrine y vient, je vais taper le bain à Padovani, châ châ.-Azrine c’est un personnage qu’on mêle à toutes les sauces ; là, même si y  veut pas, je vais quand même- Ce Azrine, s’il existait pas, y faudrait l’inventer tellement il a pris une grande place dans notre langage. Le soleil, comme un samote, y tape un maximum. Pourtant ma mère elle m’avait prévenu, plus tu attends et plus Kaddour y va s’en donner à cœur joie. Mais, qui c’est qui écoute ma mère quand elle donne des conseils plein de bon sens quand on a envie de se vautrer dans un lit frais ? Qui, en tous les cas pas moi !
L’ombre tentatrice du jardin Marengo elle est pareille à Samia Gamal quand elle tape la danse du ventre. Je me souviens du bassin plein de poissons rouges et des courses effrénées dans ses allées tortueuses de ma première enfance avec mes frères et mes cousins. Le garde au casque colonial qui lui donnait une certaine autorité, il avait beau nous demander de nous calmer, aouah, dès qu’il avait le dos tourné, belote et rebelote. Comme il était pas question d’avoir une bicyclette, une trottinette ou même des patins à roulettes because le manque de flouze, on courait dans les allées à perdre haleine jusqu’à épuisement. Quel beau temps que l’enfance ! Se taper les devoirs et accessoirement trouver de quoi se payer le Marignan ou si on est fauché, le Mon ciné, voilà les deux véritables soucis d’un oualione de Bab El Oued. Qui peuvent me pourrir la vie pour peu que la scoumoune elle élise domicile chez moi (tiens ma tante elle s’appelle Elise mais la vérité, ça a rien à voir).
POUR LA SUITE Y FAUDRA PAYER QUAND Y PARAITRA.
EH VOUS CROYEZ QUE VOUS ALLER VOUS RINCER L'OEIL GRATIS. YA PAS ECRIT PIGEON SUR MON FRONT.

SAINT EUGENE ALGER


ALGER


ALGER


ALGER


ALGER


ALGER


POEME DE HUBERT ZAKINE


dimanche 4 septembre 2016

TERREUR ISLAMISTE DE JOSE CASTANO

           J’ai le plaisir de porter à votre connaissance la parution de mon nouvel ouvrage intitulé : « TERREUR ISLAMISTE » qui analyse la place qu’occupent désormais l’islam et l’islamisme dans le cadre de nos institutions. Il apporte aussi un éclairage particulier sur le rôle de nos médias, des associations « humanistes », des partis politiques et de l’église dans la montée du fondamentalisme.
Dans cette nouvelle guerre de religion basée sur le fanatisme, le terrorisme et la terreur, les « fous d’Allah » partent désormais à la conquête du monde libre avec au bout du voyage la mort qu’ils recherchent. Leur objectif est clair : Rétablir le califat en usant d’un argument de poids : La charia !
            En vous priant de bien vouloir prendre connaissance de la préface de cet ouvrage.
            Bien cordialement
            José CASTANO
 
PRÉFACE
 
« Continuez à allumer des bougies, à faire des dessins, à vous câliner, à fanfaronner avec des « même pas peur ! », à creuser le gouffre de la niaiserie avec des « Je suis Charlie », « Je suis Paris », « Je suis Bruxelles »… Non ! Je ne suis pas une ville ! Je suis en guerre !... Et quand on est en guerre, on ne fait pas des bisous et des câlins devant la caméra de BFM TV en guise de réaction aux attentats… Quand je vois la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, pleurnicher lors d’une conférence de presse, j’ai envie de hurler : « Virez-moi cette conasse et mettez-moi une Margaret Thatcher ou une Golda Meir ! »… Quand allez-vous cesser d’être dans le pathos dégoulinant, pour réagir en véritables guerriers impitoyables ?... Continuez à chouiner, en attendant, les islamistes creusent vos tombes. »
(Myriam Ibn Arabi, professeur de français à Arcachon, franco-marocaine, de culture musulmane, qui lutte contre l'obscurantisme islamique)
 
On a prêté, à tort, à Malraux la phrase suivante : « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ». Si l’on ne connaît le véritable auteur de ces mots, ils reflètent cependant avec une acuité saisissante, le changement brutal qui s’est opéré depuis un demi-siècle dans les mentalités et les modes de vie du monde oriental.
Durant toutes ces années, s’est substituée, subrepticement, à une idéologie usée et corrompue : Le communisme, une idéologie tout aussi délétère : L’islamisme… comme si un vide devait être comblé. C’est ainsi que par analogie, une nouvelle guerre de religion (surnommée « le communisme du 21ème siècle), a éclaté et, cette fois, à l’échelle planétaire.
« Nous avons construit des outils pour dénoncer le  soviétisme et le nazisme, mais on peine à analyser le phénomène de l’islamisme alors qu’il n’est pas si différent ». Cette voix qui crie dans le désert est celle de l’auteur algérien de best-sellers, Boualem Sansal.
Un peu partout sur la planète -notamment au Moyen-Orient- les Islamistes massacrent les peuples avides de liberté dans une orgie de violence...
Que ce soit en France, en Angleterre, en Espagne en Belgique ou aux USA -là où le terrorisme a frappé le plus ignoblement- on retrouve également ces mêmes scènes d’horreur visant à foudroyer le monde occidental. Et ces tueries à grande échelle, ce déchaînement sans pitié d'un islam renaissant voulant dominer le monde ont eu leur source, en Algérie, dès le 1er Novembre 1954 par l’insurrection armée généralisée et les massacres qui s’ensuivirent durant près de huit années dans une apathie méprisante du peuple français et de l’Occident.
Si d'aucuns -réfractaires aux bienfaits de la colonisation française- persistent à ne vouloir considérer que cette « guerre sainte » a réellement pris naissance à cette date en Algérie, depuis un demi siècle elle se déroule désormais (naturellement) en France ou contre la France, partout où flottent ses couleurs...
L'histoire n'est pas une éprouvette où il faudrait mettre les mêmes corps en présence, les mêmes catalyseurs et où il faudrait reproduire les mêmes conditions physico-chimiques pour avoir la même réaction et les mêmes produits. Son étude permet toutefois d'avertir les chefs politiques et militaires sur la tournure que peuvent prendre les événements lorsque certaines conditions sont réunies.
Une évidence s’impose : Le terrorisme islamiste et son cortège de barbarie inhumaine auxquels nous sommes confrontés depuis une trentaine d’années ressemblent à s’y méprendre à ceux du FLN algérien. Et bien que ces attentats se soient toujours réclamés du « djihad », il était de bon ton de ne pas le remarquer parce qu’il était impensable pour nos bien-pensants d’en dire la provenance…
Ce n’était qu’une « petite guéguerre » où les protagonistes « exprimaient leur mal être »… Pas de quoi s’inquiéter !… Il ne fallait surtout pas affoler l’opinion ! Au besoin, la chloroformer et la faire se tromper de cible… sauf qu’aujourd’hui, nous mesurons avec stupéfaction le prix humain de cette mauvaise vision politico-médiatique qui a livré les Français en pâture à l’islamisme et à son fanatisme.
D’un monde judéo-chrétien, nous passons à un monde musulman qui est à l’opposé de l’esprit français, de ses mœurs, de ses coutumes, mais qui veut par la force et le crime imposer son idéologie religieuse.
Tout cela porte un nom : djihad!... guerre sainte!... guerre révolutionnaire, odieuse, cruelle, qui n'en est qu'à ses prémices, visant à disloquer le monde libre.
L'objectif des islamistes : la victoire d’un totalitarisme qui ne diffère en rien du communisme et du nazisme en imposant par la terreur, la charia -la loi islamique- son cortège d'intolérance, de fanatisme et de barbarie.
Pour la seule année 2015, 250 morts, victimes du terrorisme, ont été dénombrés en France et entre 2000 et 2015, 28 146 attaques terroristes mortelles ont été perpétrées par des musulmans de par le monde. Et le pire est à venir... 2016 battra tous les records !
Un constat s’impose… Après chaque tuerie, il y a d’abord eu la stupeur, l’émotion, le chagrin, les larmes, la compassion, la solidarité, la nausée, la colère…
Après le massacre du Bataclan, les Français ont allumé des bougies, déposé des fleurs et ont pleuré sans pour autant réclamer de compte à leurs gouvernants qui, à l’instar du « plus illustre d’entre eux », se félicitent de leur bilan dans un optimisme béat dénué de réalité…
Après le carnage de Nice, les Français, soumis, ont recommencé à allumer des bougies, déposer des fleurs, pleurer, refouler leur rage… sans, pour autant, réclamer de comptes à ceux qui, dans le même temps, après nous avoir imposé de légitimer l’islam, religion de « paix et d’amour », déversaient à profusion devant les caméras, leurs larmoyantes jérémiades et leurs discours lénifiants d’une fadeur à donner la nausée…
Pourtant, cette colère des Français ne s’est jamais véritablement exprimée… hormis l’accueil houleux réservé, à Nice, à Manuel Valls. Face à tant de barbarie mais aussi à tant d’inertie, d’incurie et de médiocrité de la part de gouvernants frileux, gavés  aux « droits de l’homme » et imprégnés d’idéologie antiraciste, cette colère aurait dû se manifester au niveau national... non pas la colère aveugle, mais la juste colère…
Mais combien d’autres massacres devrons-nous encore subir, combien d’autres morts devrons-nous encore pleurer avant de prendre réellement conscience que nous sommes en guerre ?... Avant que l’on désigne clairement l’ennemi ? Refuser de répondre à une guerre ouvertement déclarée équivaut à une capitulation !
Nos gouvernants sont-ils insensibles à ce point à la douleur humaine pour se complaire dans leur déni de réalité sur les causes et l’extension de la barbarie islamiste ? Pour taire ce qui apparaît comme une évidence ? N’y a-t-il pas là une sorte de mépris à l’égard des victimes et de leurs familles ?
« Nous sommes en guerre ! » clament à tout va Hollande, Valls et Cazeneuve… Dans ce cas, que ne désignent-ils pas clairement l’ennemi ?… Et celui-ci, c’est l’islam ! C’est lui –et lui seul- qui légitime les terroristes qui égorgent, décapitent, massacrent et se font exploser parmi les innocents.
Il est temps que le peuple français prenne en main son destin et exprime sa colère… Il est temps de sanctionner ceux qui –au gré des mandatures- ont mené la France au chaos… Il est temps de se révolter contre cet islam, là, et retrouver pleinement son âme, son identité, ses libertés et cet amour sacré de la Patrie !
« Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront » (Luc 19:40).
Puis… Oh miracle ! Est-ce ce verset de l’Evangile selon Saint Luc ou les voix de ces centaines de martyrs qui ont rendu plus prolixe François Hollande ? Après avoir inlassablement répété durant des années que « l’islam est compatible avec la démocratie »… que « l’islam est une religion de tolérance, d’amour et de paix » et qu’il ne « faut pas faire d’amalgame », voilà que le 15 juillet 2016, dans une allocution télévisée depuis l’Elysée, le Chef de l’Etat déclare pour la première fois : « C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste ! »
Ce n’est pas en versant des larmes, en déposant des fleurs, en allumant des bougies, en multipliant les « cellules de crise »… et en mettant en place des N° verts et des clips « contre le racisme », qu’on combattra le terrorisme islamiste… Ce n’est pas en célébrant des offices religieux et en écrivant « Je suis Paris »… « Je suis Nice »… ou, plus affligeant encore : « Vous n’aurez pas ma haine ! », qu’on vaincra le monstre… mais en le traquant et en lui assénant les coups les plus meurtriers.
De la haine, il en faut !... de cette haine que les soldats entretiennent pour pouvoir continuer à être des soldats ! Il faut monter en première ligne, il faut que la peur change de camp afin que le monstre retourne et s’enterre dans les sables du désert…
La France est aux yeux de l’islam une aire de guerre, « dâr al-harb », et elle se doit de traiter ce dernier de la même manière qu’il la traite. Tout le reste n’est que discussion stérile et vaine logomachie !
Et c’est encore Boualem Sansal qui nous avertit et dicte la conduite à tenir : « Les rassemblements officiels où l’on vient se lamenter et pleurnicher donnent de la France officielle une image déplorable qui encourage les islamistes. La France devrait, à travers ses chefs, donner l’image d’un pays DEBOUT et capable d’affronter le pire ! »
Mais, une fois encore, le temps fait son œuvre… Il laisse inexorablement la place à un scepticisme désenchanté, une relativisation des choses, un détachement pervers de nos opinions fatiguées et, le pire, une mémoire qui s'estompe et qui n'est que trop voisine de l'égoïsme, de l'indifférence et de la lâcheté.
Après s’être réveillés brutalement de leur sommeil, les Français se replongent dans leur amnésie habituelle et reprennent leur morne sommeil...
Brave peuple résigné, continue à ne rien vouloir entendre, à ne rien vouloir voir… Persiste dans ta léthargie mais, combien dur sera le réveil !...
Dans « Crime et Châtiment », Dostoïevski écrivait : « L'homme est une ordure, il s'habitue à tout ». Il rejoignait, là, Voltaire qui, dans son chapitre 30 de Candide ironisait : « Cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures… »
Combien faudra-t-il donc ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour qu’ils n’aient pas honte de leurs aînés ?...
                                                                                                                                                                                                                           José CASTANO

vendredi 2 septembre 2016

ALGER,AU FIL DE MA MEMOIRE

VOICI MON NOUVEAU ROMAN
ALGER, AU FIL DE MA MEMOIRE
Ce matin, je sais pourquoi, j’ai une folle envie de faire la grasse matinée. J’entends ma mère dans sa cuisine vaquer à ses occupations, mon frère ainé se préparer à partir travailler rue de Lyon à Belcourt et mon cadet prendre sa douche avant d’aller à la CASIDA avenue du 8 novembre où il occupe un emploi de bureau saisonnier depuis une semaine. Zarmah, un emploi de bureau total, il a été embauché comme garçon de courses. Un chaouch, quoi! Lui qui rouspéte toujours quand ma mère elle l’envoie chez le moutchou faire des commissions, à présent, raïeb, rien qu’il monte et y descend les étages.
--Mon chef, y m’a promis de me faire muter à la comptabilité. Houlà !
L’espoir fait vivre ou plutôt fait survivre. Mais quand même, quand même, je suis sûr qu’il va se débrouiller. Ho, mon frère c’est pas le frère de n’importe qui,hein!

--Baba, lève-toi mon fils ! Tu dois monter chez tata Lisette !
Oh purée, j’avais oublié. Y faut que j’me tape les escaliers du boulevard Guillemin jusqu’au Collège que je porte pas dans mon cœur, que je grimpe la rampe Valée, que je passe devant le jardin Marengo où m’emmenait ma mère quand j’étais minus, puis j’obliquerais vers la Medersa pour me diriger vers le 31 de la rue Marengo où ma tante elle occupe l’appartement de la famille Durand où est née ma mère. Rien que d’y penser, je suis mort de fatigue. En plus y fait une de ces chaleurs ! Sûr que j’vais être en nage. La vérité, je suis pas mieux dans mon lit qui sent bon même que ma mère elle se fait un plaisir de parfumer les chambres avec des petits bouquets de lavande.
Je sais, vous vous dites pourquoi sa mère elle l’appelle Baba ? Attention, je suis pas le fils d’Ali. Depuis que mon frère Paulo, y m’a donné ce surnom quand on était petits, y me poursuit comme une sangsue. Baba par-ci, Baba par-là, alors, à force ma mère, mes frères, toute la famille, les voisins, les amis, le président de la république, tout le monde y m’appelle Baba. Vous avez compris, ouais ? Tout y faut vous expliquer !
Paulo y sort de la salle de bain où mon père il avait fait installer une douche qu’elle coulait quand elle avait envie. Zarmah, eau chaude à volonté, total eau froide traitresse qui nous faisait attraper la crève vite fait. Paulo il est en colère et en cinémascope.
--Purée, Jacky il a pris toute l’eau chaude !
--Calme-toi mon fils ! A peine, il a utilisé la douche !
A entendre ma mère, Jacky y s’est pas lavé afin que ses petits frères, les pauvres chéris à leur mère, y tombent pas dans un lit. Y faut dire que cette douche de malheur, sara, sara, elle change d'avis.
A peine, la température elle était soua-soua, qu’on se croyait au bain maure de la rue Boulabah, que châ-châ, on se prélassait comme des nababs que les chutes du Labrador elles nous stalagtisaient. Ça c’est un mot que j’ai inventé car, dans la langue française, il existe pas un mot pour décrire ce qu’on ressent quand la température de l’eau elle passe en une fraction de seconde de +30° à -30°. J’exagère un chouïa mais c’est pour dire.
Tout ça c’est bien joli mais qui c’est qui va se taper tout le travail ? Chaque fois qu’une corvée elle se pointera, qui c’est l’esclave qui va jouer les Ben Hur pour faire le sale boulot ? C’est bibi. Ou Baba ! Les commissions chez madame Bazas notre seconde mère nourricière à mes frères et moi. Allez, vous avez pas compris que mon épicière, elle nous fait crédit jusqu’à la fin du mois et drop ninette, le premier du mois suivant, on la paye en pleurant misère. Ya même des mois, où la paye de ma mère –elle est retoucheuse, la pauvre– elle est toute mesquinette. Alors, dites-moi comment on fait ?
On envoie Baba avec le petit carnet et ma seconde mère nourricière, elle défalque la somme que je lui donne et en avant nous autres, on repart pour un tour. Et même si le mois précédent, il est pas effacé, hein ! Ma mère, la pauvre, elle a été veuve à trente-six ans ! Comme elle disait ma voisine qu’elle avait qu’un lointain rapport avec miss Univers, c’est pas pêché, belles comme on est, on n’a pas de mari

jeudi 1 septembre 2016

ALGER








ALGER


la future Avenue de la Marne






mardi 23 août 2016

LA CAUSE PALESTINIENNE : UN MENSONGE HISTORIQUE




LA CAUSE PALESTINIENNE : UN MENSONGE HISTORIQUE

L'invention de la cause palestinienne par Bernard Botturi, titulaire d'un DEA de philosophie, d'un DEA de psychologie et sciences de l’éducation, d'un DEA d’histoire de l’antiquité, et d'un DESS de psychologie clinique et pathologique.
Il est l'auteur d'une traduction du Tao Tö King (le livre de la tradition du Tao et de sa sagesse), aux éditions du Cerf 1984, réédité en 1997
Depuis les défaites arabes des guerres 1948/49, la cause palestinienne avait été définitivement enterrée et cela pour plusieurs raisons, parmi celles nous en citerons deux principales :
• ses leaders tels Hajj Amin al-Husseini étaient décriés à cause de leurs collaborations notoires avec le nazisme.
• La cause palestinienne était une menace séparatiste qui aurait pu contaminer les différents pays arabophones
La "Cause" reçut son acte de décès par l'annexion de la Cisjordanie à la Jordanie et de la Bande de Gaza à l'Égypte et surtout par la relégation des réfugiés dans des camps sordides ne vivant que par l'aide de l'ONU. Les Palestiniens vivant dans les camps de réfugiés étaient dépourvus de tous droits, victimes de ségrégations multiples : interdictions professionnelles, interdictions de construire en dur, liberté de déplacement en dehors des camps plus que réduite, etc.
Depuis son accession au pouvoir en 1952, Nasser était bien plus préoccupé à construire un panarabisme politique que de s'occuper des Palestiniens qui n'étaient que des figurants de 13° zone fournissant des troupes supplétives pour mener des coups de mains sur la frontière israélienne sans pouvoir être inquiété. Mais aussi groupes incontrôlés et incontrôlables menaçant l'armistice de 1957.
Puis à partir des années 1960 le leader des pays non-alignés, du Tiers Monde va essuyer plusieurs revers :
• Échec de la République Arabe Unie qui profite à l'Irak
• Hostilité de l'Arabie Saoudite qui n'a guère appréciée l'inclusion du Yémen au sein de la RAU
• Méfiance de la Jordanie qui voyait dans la RAU une menace.
• Lutte de leadership avec Bourguiba qui apparaît plus sage
À l'intérieur :
• Échec de la réforme agraire
• Échec des diverses politiques d'industrialisation
• Montée d'une bureaucratie corrompue
• Croissance de l'influence des Frères Musulmans qui récupèrent à leur profit le mécontentement populaire….
• Nasser s'il veut garder sa place tant de champion du panarabisme et de leader du tiers monde se doit de se refaire une notoriété.
Cette dislocation du panarabisme ruinait le rêve de Nasser à être le leader des pays arabes, lui donnant par cela une légitimité pour être le leader du tiers monde. Face à cet effondrement du panarabisme Nasser et ses conseillers se sont rappelés que l'antisionisme avait permis après les défaites de 1948 / 49 de masquer les divergences d'intérêts des divers pays arabes.
Certes mais comment rendre acceptable l'antisionisme ?
L'Europe garde en travers de la gorge la nationalisation du canal de Suez, est globalement pro-israélienne, depuis la shoah est très susceptible envers toute hostilité antisémite, la Gauche sociale-démocrate voyait dans les Kibboutzim l'utopie socialiste réalisée tout en respectant la Démocratie, contrairement à l'aventure soviétique dont les crimes staliniens révélés par Kroutchev commençait à perdre du prestige. Enfin le petit Israël apparaissait comme le David qui avait su résister à une coalition de six pays supérieurement équipés lors de sa création. Israël, globalement, bénéficiait d'une image positive…. Dans ce contexte il semblait périlleux de refonder le panarabisme et le leadership du tiers Monde à partir de l'antisionisme.
Dans ce contexte, Nasser sut se tourner vers des conseillers techniques spécialistes en matière de propagande : ex-nazis et soviétiques spécialistes les uns comme les autres en matière de subversion.
Les différents travaux avaient pour but premier de séparer Israël de ses soutiens naturels : la Gauche Sociale Démocrate et les Libéraux américains (nous excluons de la Gauche le PCF qui était et restera profondément stalinien). La Gauche était dans le combat de la décolonisation, l'émancipation des peuples, la lutte anti-impérialiste et néo-colonialiste.
C'est ainsi que Nasser va créer de toute pièce la Cause Palestinienne, mais une cause où bien sur les Palestiniens seront absents : le premier Congrès National Palestinien se tient le 28 mai 1964, à Jérusalem, ses membres sont soit des délégués de la Ligue Arabe, soit des Palestiniens complètement inféodés à l'Égypte, à la Syrie, à la Jordanie, ne siègeront aucun représentants des camps… Ce premier congrès valide la proposition de création de l'OLP proposée par l'Egypte lors du sommet de la Ligue Arabe qui s'est tenu au Caire en janvier 1964.
Pendant les débats la Cause Palestinienne est présentée par deux fidèles de Nasser : Yasser Arafat et Ahmad al Choukheiri / Shuqayri, deux "Palestiniens" bon teint qui se garderont bien d'évoquer de quelque manière que ce soit un état palestinien, le sort des réfugiés et toute allusion quelconque qui ferait planer quelque velléité de séparatisme.
La Charte Nationale de l'OLP est rédigée en juin 1964, elle sera reconnue puis officialisée lors de la conférence de la Ligue arabe d’Alexandrie en septembre 1964.
Ce n'est pas un hasard si le nouveau discours antisioniste s'ancre dans la Cause palestinienne. Les Palestiniens offraient toutes les caractéristiques pour élaborer un discours délégitimant Israël :
Un peuple de réfugiés, de pauvres subsistant de la charité internationale via l'UNWRA. Bien évidemment, le discours de la Cause jettera un voile pudique sur les raisons de la relégation des Palestiniens, l'opinion publique c'est bien connu est peu soucieuse d'Histoire et est facilement malléable par les chocs émotionnels, de ce qui relève de l'affectif.
Examinons maintenant le texte de la Charte de l'OLP :
1 / L'invention du Peuple Palestinien :
Dans un premier temps la charte va inventer la notion de Peuple Palestinien, alors que jusqu'à maintenant il était parlé d'Arabes vivant en Palestine, arabes aux origines diverses : syrienne, libanaise, bédouine, égyptienne, soudanaise, libyenne auxquels nous pouvons rajouter divers minorités turques, circaucasiennes, arméniennes, kurdes, druzes, berbères, grecque, maltaise, chypriote, etc.…. Rappelons que les divers mouvements arabes de la Palestine n'avaient pu trouver d'unité, car ils se définissaient avant tout soit comme syriens, soit comme égyptiens, soit comme bédouins mais pas comme palestiniens, seuls jusqu'en 1947 les Juifs se disaient palestiniens… humour de l'histoire.
Donc la Charte va commencer par établir, définir le Peuple Palestinien et la Palestine dans les sept premiers de ses articles :
La Palestine est le territoire du mandat britannique et « constitue une unité territoriale indivisible ».
"Le peuple arabe palestinien détient le droit légal sur sa patrie et déterminera son destin après avoir réussi à libérer son pays en accord avec ses vœux, de son propre gré et selon sa seule volonté."
L'identité palestinienne constitue une caractéristique authentique, essentielle et intrinsèque : elle est transmise des parents aux enfants.
Le peuple palestinien désigne « les citoyens arabes qui résidaient habituellement en Palestine jusqu’en 1947 », « l’identité palestinienne est une caractéristique authentique, intrinsèque et perpétuelle » et « seul le peuple palestinien a des droits légitimes sur sa patrie”.
Il est à noter que ces premières définitions sont immédiatement temporisées par :
elle (La Palestine) constitue une partie inséparable de la patrie arabe
Le peuple palestinien fait partie intégrante de la nation arabe.
Qui permet d'étouffer à l'avance tout nationalisme particulier, ce qui est en jeu c'est la nation arabe, le peuple arabe que les Palestiniens ne se méprennent pas ! Nasser ne tient pas à ce que se répète le particularisme libanais.
Cela dit, l'article 7 va sortir de son chapeau une historicisation de la Palestine :
L'existence d'une communauté palestinienne, qui a des liens d'ordre matériel, spirituel et historique avec la Palestine, constitue une donnée indiscutable. Tous les moyens d'information et d'éducation doivent être employés pour faire connaître à chaque Palestinien son pays de la manière la plus approfondie, tant matériellement que spirituellement
Nous pouvons apprécier l'expression de "donnée indiscutable" qui est pour le moins contestable pour quiconque s'est penché sur l'histoire. Cet article avec les précédents seront la base de toute une propagande inventant la Palestine et le Peuple Palestinien.
2/ La victimisation du peuple Palestinien !
L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, par suite des malheurs qui l'ont frappé, ne lui font pas perdre son identité palestinienne, ni son appartenance à la communauté palestinienne, ni ne peuvent les effacer
Les Palestiniens sont les citoyens arabes qui résidaient habituellement en Palestine jusqu'en 1947, qu'ils en aient été expulsés par la suite ou qu'ils y soient restés
Les palestiniens sont frappés par le malheur de l'invasion sioniste, un peuple d'expulsés, de dispersés. Il est remarquable de souligner comment les attributs du peuple Juif sont repris, le texte reprend en miroir l'expulsion de la Judée romaine et la dispersion diasporique. Attributs qui ne peuvent qu'apitoyer les chaumières.
3 / La disqualification du sionisme :
L'entreprise sioniste est vue sous l'angle d'une vaste opération d'invasion et d'expulsion et va être accablé de tous les maux de la terre notamment par l'article 22 :
« le sionisme est un mouvement politique, organiquement lié à l’impérialisme mondial et opposé à tous les mouvements de libération et de progrès dans le monde. Le sionisme est par nature fanatique et raciste. Ses objectifs sont agressifs, expansionnistes et coloniaux. Ses méthodes sont celles des fascistes et des nazis. Israël est l’instrument du mouvement sioniste. C’est une base géographique et humaine de l’impérialisme mondial qui, de ce tremplin, peut porter des coups à la nation arabe pour combattre ses aspirations à la libération, à l’unité et au progrès. Israël est une menace permanente pour la paix au Proche Orient et dans le monde entier. »
Nous voyons ici se dessiner ce qui deviendra la vulgate de la Cause palestinienne qui, depuis, ne changera pas d’un iota comme nous avons pu le constater lors des manifestations pro-palestiniennes récentes clamant haut et fort « Israël=nazisme », « Israël, état raciste », « halte à la colonisation sioniste » et autres lieux communs… dans la logique du nazisme supposé du sionisme ce sont rajouté des slogans du genre « Tsahal= génocidaire » ou « Gaza= Auschwitz », quitte à faire dans la subversion allons jusqu'au bout de sa folie. Dans cette logique de propagande le sionisme va être ravalé au rang de force obscurantiste et ainsi qualifié de « fanatique » et « opposé à tous les mouvements de libération et de progrès dans le monde ». À cela se rajoute la menace quasi apocalyptique du sionisme, « menace permanente pour la paix dans le monde »…. Israël petit état ne pouvait sérieusement apparaître comme La menace, aussi ce dernier ne va-t-il devenir qu’un instrument du sionisme « mondial », le terme de mondial n’est pas exprimé mais sous entendu par le fait que le sionisme est identifié à l’impérialisme… nous ne sommes pas loin des « Protocoles des Sages de Sion » qui seront repris par la charte du Hamas.
Et cela est doublé par un appel vibrant à la disparition du sionisme :
« Les aspirations à la sécurité et à la paix, de même que les exigences de vérité et de justice, réclament que tous les états considèrent le sionisme comme un mouvement illégal, le déclarent hors la loi, et interdisent ses activités afin de préserver les relations amicales entre les peuples et de sauvegarder la fidélité des citoyens envers leurs patries respectives » (Cf. art.23)
Discours curieux faisant du sionisme un ennemi de la paix, de la sécurité, de la vérité, de la justice, donc un mouvement belliciste, agressif, menteur, inique… nous retrouvons là les accusations classiques de l’antijudaïsme… pire le sionisme est stigmatisé comme portant atteinte à l’amitié entre les peuples, et agissant de façon occulte pour détourner les citoyens des états pour en faire des agents du sionisme… nous pointons ici en filigrane la théorie du complot juif… mais énoncé de telle manière que les lecteurs hâtifs n’y voient que du feu…pourtant cette théorie fleurit maintenant un peu partout, même en France un "humoriste" a fondé un parti « antisioniste »… nous pouvons nous demander si la réémergence du complot sioniste aurait pu s’exprimer sans le poison savamment distillé par les discours de la Cause palestinienne ?
4 / Dissocier le sionisme du judaïsme : Les porte paroles historiques des arabes palestiniens (Hadj Amine el-Husseini ou Ahmad Choukeiry) s’étaient fait connaître par leurs sympathies pro-nazies et un anti-judaïsme virulent qui les avaient disqualifiés aux yeux de l’opinion occidentale ; la question demeurait comment légitimer la lutte contre Israël sans apparaître anti-juifs ? Tout simplement en créant un nouvel argument dissociant judaïsme et sionisme :
« l’affirmation selon laquelle des liens historiques ou spirituels unissent les Juifs à la Palestine n’est pas conforme aux faits historiques et ne répond pas aux conditions requises pour constituer un état. Le judaïsme est une religion révélée. Ce n’est pas une nationalité particulière. Les juifs ne forment pas un peuple avec son identité distincte, mais sont citoyens des états auxquels ils appartiennent ».
Cet argument permet de pouvoir se dire farouchement antisioniste tout en se défendant de faire de l’anti-judaïsme, car il va de soi dorénavant judaïsme et sionisme non seulement sont différents, mais opposés. Tour de passe-passe consistant à définir le Judaïsme et le Sionisme à la place des Juifs, tout en se dédouanant à moindre frais de tout anti-judaïsme auprès d’une opinion occidentale très susceptible depuis la Shoah…
5 / La Dé-légitimation d'Israël :

Israël étant mis du côté des impérialistes, colonialistes, des forces d'oppressions il est tout naturel de proclamer :
• Article 19 : Le partage de la Palestine en 1947 et l'établissement de l'État d'Israël sont entièrement illégaux, quel que soit le temps écoulé depuis lors, parce qu'ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à son droit naturel sur sa patrie et en contradiction avec les principes contenus dans la charte des Nations unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l'autodétermination.
• Article 20 : La déclaration Balfour, le mandat sur la Palestine et tout ce qui en découle sont nuls et non avenus. Les prétentions fondées sur les liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et avec une juste conception des éléments constitutifs d'un État. Le judaïsme, étant une religion, ne saurait constituer une nationalité indépendante. De même, les Juifs ne forment pas une nation unique dotée d'une identité propre, mais ils sont citoyens des États auxquels ils appartiennent.
• Article 21 : S'exprimant par révolution armée palestinienne, le peuple arabe palestinien rejette toute solution de remplacement à la libération intégrale de la Palestine et toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien ou à son internationalisation.
Il est curieux que ces articles à l'époque n'aient point soulevés de vives protestations au sein de l'ONU, car s'il existe un pays fondé par le droit international c'est bien Israël, rappelons les deux étapes clés :
Sous les auspices de la SDN la Conférence de San Remo en avril 1920, dans l'article 22, reconnaît la création d'un "Home national" pour le peuple juif. Article 22 qui sera repris dans les articles 94 & 95 du traité de paix dit traité de Sèvres le 10 aout 1920. Où il est dit : "le mandataire (GB) sera responsable de la mise en exécution de la déclaration originale faite le 2 novembre 1917 (Déclaration Balfour) par le gouvernement britannique et adoptée par autres puissances alliées, en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, étant bien entendu que rien ne sera fait qui pourrait porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non-juives en Palestine"
Puis le 29 novembre 1947, l'ONU vote la résolution 181 partageant la Palestine mandataire, permettant la création de l'état d'Israël qui devient membre officiel de l'ONU le 11 mai 1949.
Notons au passage comment la Ligue Arabe, puis l'OCI qui n'arrêtent point de crier "Israël pays voyou" au prétexte qu'Israël n'applique point les diverses résolutions de l'ONU depuis 1967, sont les premiers à enfreindre le droit international par leur refus entêté des décisions de la SDN puis de l'ONU légitimant à la fois le sionisme et Israël.
6/ Légitimer le terrorisme :
Israël pays néo-colonialiste, agent de l'impérialisme devient tout naturellement un ennemi que l'on peut combattre de façon juste, puisque combattre Israël c'est libérer un peuple opprimé qui a droit comme tous les autres à l'autodétermination et à la souveraineté sur son sol dont il a été injustement dépouillé.
Les Palestiniens étant trop faible sont habilités à pratiquer le terrorisme "arme des pauvres opprimés" (c'est bien connu, ben voyons…Gandhi n'y avait pas pensé, tiens !) :
• Article 9 : La lutte armée est la seule voie menant à la libération de la Palestine. Il s'agit donc d'une stratégie d'ensemble et non d'une simple phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa ferme résolution de poursuivre la lutte armée et de préparer une révolution populaire afin de libérer son pays et d'y revenir. Il affirme également son droit à avoir une vie normale en Palestine, ainsi que son droit à l'autodétermination et à la souveraineté sur ce pays.
• Article 10 : L'action des commandos constitue le centre de la guerre de libération populaire palestinienne, ce qui exige d'en élever le degré, d'en élargir l'action et de mobiliser tout le potentiel palestinien en hommes et en connaissances, en l'organisant et en l'entraînant dans la révolution palestinienne armée. Cela suppose aussi la réalisation de l'unité en vue de la lutte nationale parmi les divers groupements du peuple palestinien, ainsi qu'entre le peuple palestinien et les masses arabes afin d'assurer la continuation de la révolution, son progrès et sa victoire.
Tous ces discours incendiaires ne seront malheureusement pas pris en considération par l'opinion occidentale qui nourrissait envers les pays arabes des sentiments oscillant entre le mépris plus ou moins raciste et la condescendance bienveillante….
7 / Un discours refondant le panarabisme :
La Palestine est trop petite pour mener à bien son "juste" combat, aussi devient-il légitime de la soutenir et de combattre à ses côtés. Les articles 12 à 15 vont étroitement lier la Cause palestinienne à la Cause pan-arabe en général
l’article 13 proclame que “l’unité arabe et la libération de la Palestine sont deux objectifs complémentaires. Chacun d’eux conduit à la réalisation de l’autre. L’unité arabe mènera à la Libération de la Palestine, et la libération de la Palestine conduira à l’unité arabe. Œuvrer en faveur de l’une revient à agir pour la réalisation des deux. »
L’article 14 : « le destin de la nation arabe, et à vrai dire l’existence même des arabes, dépend du destin de la cause palestinienne. »
L’article 15 : « la libération de la Palestine est une obligation nationale pour les arabes »
Ces divers articles, par delà leur côté surprenant, car on ne voit guère le lien qui pourrait exister entre le destin de la Palestine et celui du monde arabe, préfigurent de ce qui va devenir effectivement un des fondamentaux du panarabisme, puis plus tard du panislamisme. Ce lien entre la libération du monde arabe et celui de la Palestine ce discours ne situe-t-il pas l’ensemble du monde arabe dans une position d’opprimé ? Et donc légitime tous les conflits et refus.
8 / Un discours séduisant
La vision flamboyante d’un combat quasi cosmique, entre d’une part les forces de libération, de progrès, de justice et de paix, représentées par la Cause palestinienne, puis d’autre part les forces fanatiques et racistes de l’impérialisme mondial expansionniste et colonialiste, va servir de tremplin à toute une propagande internationale, notamment auprès des diverses opinions de gauche, d’abord dans les milieux de l’extrême gauche anti-impérialiste, puis dans les milieux tiers-mondiste sensibles aux nouvelles formes de néo-colonialisme, enfin dans une gauche traditionnelle auprès de laquelle la Cause palestinienne s’est présentée comme résistance de progrès face au colonialisme, au racisme et au fanatisme qui bien entendu sont fascistes et nazis.
Propagande qui a réussi à séparer Israël, état de nature sociale-démocrate depuis le Bund, des gauches traditionnelles de l’Europe. Propagande qui braque le regard des progressistes sur la seule condition faite par Israël aux palestiniens, en grossissant la moindre bavure, tout en négligeant une approche globale de la condition des réfugiés palestiniens, notamment dans les pays arabes… les massacres de palestiniens commis par des arabes tels que ceux de Bordj et Barajneh, Tal el Zaatar, Dbayé, Tripoli, La Quarantaine, et récemment Nar El Bared ne mobiliseront guère les foules, voire ne seront étudiés et commentés que par les seuls spécialistes du conflit.
Ne parlons pas de la divine supercherie de Sabra et Chatila, qui à force d’intox a réussi à faire croire que le massacre est le fait de Tsahal. Répétons que la tragédie de Sabra et Chatila qui a fait 900 morts civils a été organisée par les phalanges arabo-chrétiennes du Liban. Le tort de Tsahal a été de ne pas garantir la sécurité du camp (tel que cela est prévu au titre de la IV° convention de Genève). Faute lourde qui a suscité une tempête d’indignation en Israël (400 000 manifestants), entrainant le limogeage du chef d’état major Raphaël Eytan, la démission du directeur des renseignements militaires, Yehoshua Saguy et du ministre de la défense Ariel Sharon. Tandis que du côté arabe les responsable directs n’ont jamais été inquiétés de quelque manière que ce soit, mieux, l’organisateur du massacre Elie Hobeika sera plusieurs fois ministre au sein de divers gouvernements libanais…
Mais pour les Arabes massacrer du Palestinien n'est pas grave….ce ne sont que des faire-valoir.
9 / La subversion
Mais au-delà de tout cela le discours vise à miner les fondements du sionisme et décrédibiliser ses valeurs fondatrices. Rappelons que le sionisme historique de Ben-Gourion et Weizmann est fondamentalement démocratique et laïc, d'inspiration socialiste, voire marxiste dans certaines de ses composantes (Palmakh), que le sionisme s'inscrit dans le mouvement de l'émancipation des peuples et a toujours eu une aversion envers les différentes formes d'impérialisme ou de néo-colonialisme ; aversion dont feront les frais les britanniques de la Palestine mandataire.
Le discours de la Charte fut et garde sa force de persuasion qui a réussi par la répétition de mensonges financés par le lobby des pays producteurs de pétrole à disqualifier le sionisme, à semer la culpabilité parmi les Juifs d'Israël et de la Diaspora, l'angoisse quant à une nouvelle Shoah…. Comportements qui inhibent les réactions, d'où un discours sioniste qui se jouent trop souvent sur les registres de la défense agressive ou de la justification.
Il est temps de redresser la tête, car l'un des objectifs de la Cause est, à défaut de remporter la victoire par les armes, de la remporter par la guerre des consciences.
Nous n'avons pas à nous justifier, ni à nous défendre sur un mode réactif…. Car à ce jeu nous sommes amenés à dire des mensonges pieux, des demi-vérités, des approximations historiques et on ne détruit pas un mensonge par un autre mensonge. Nous n'avons pas à rougir de notre histoire, car devant le Tribunal de l'Histoire, c'est bien Nasser et son chien de garde Arafat qui ont des comptes à rendre.
Il est temps de nous affirmer calmement sans haine, ni émotions à partir des faits,
Ne nous y trompons pas la conversion à la cause palestinienne, les revirements de l'opinion, les reniements de nos soutiens naturels (les démocrates et socio-démocrates) ne sont pas solidement ancrés…. Nous avons davantage à faire avec une opinion de surface, de conformisme qu'à des convictions profondes (je mets bien sûr de côté les idéologues indécrottables de CAPJO, et autres gauchistes radicaux),