mercredi 26 juillet 2017

SIONISME

Une leçon de sionisme donnée au gouvernement par un dirigeant druze

Il y a une semaine, le ministre Ayoub Kara prononçait une discours vibrant en faveur du sionisme, discours que rarement on entendrait aujourd’hui dans la bouche d’un homme politique israélien. Cette fois-ci, c’est Ayal Ass’ad, président du Forum druze au parti Habayit Hayehoudi. Sur fond de troubles autour du Mont du Temple, il lance un appel au leadership israélien et lui conseille…de faire preuve d’un peu plus de foi! Il convient de publier ici les passages essentiels de son appel qui est une véritable leçons de sionisme authentique et décomplexé. Comme Jethro, ancêtre des Druzes jadis avec Moïse, Ayal Ass’ad adresse avec fougue des recommandations utiles aux dirigeants d’Israël.
« Où est la voix du ministre de la Défense Avigdor Lieberman? Retirer les portiques de sécurité n’a-t-il pas de conséquences sur la sécurité? Assez avec la capitulation face aux organisation terroristes! Assez avec la capitulation face à des terroristes qui en même temps profitent de tous les bienfaits que l’Etat juif leur procure! Assez avec cette politique de retenue! Israël a besoin d’un leader fort et courageux. Le sang de nos soldats et de nos policiers ne doit pas être versé en vain! Il faut impérativement rétablir la dissuasion!
Avigdor Lieberman, que voulez-vous laisser aux générations suivantes? Dans la situation actuelle, vos seuls acquis sont politiques. Désormais il faut penser à des moyens de rétablir la sécurité  pour les citoyens d’Israël (…) J’ai eu l’occasion de servir à Gaza lors de Tsouk Eitan, au Liban lors de la 2e Guerre du Liban et j’y ai malheureusement perdu des amis. Mais jamais la douleur ne m’avait frappé autant que celle de ne pas entendre la voix du ministre de la Défense en ces jours. Je me souviens lorsque vous étiez sur les bancs de l’opposition. Chaque jours nous avions droit à une entrave au politiquement correct de votre part. Alors de grâce, abandonnez le politiquement et faites ce qui est correct!
Mon parti, Habayit Hayehoudi, est également tombé dans le panneau. Nous avons lutté pour que vous obteniez le poste de la Défense dans l’espoir de voir un vrai gouvernement de droite voit le jour. Mais nous avons au contraire obtenu un gouvernement qui démantèle des villages juifs, qui chasse des juifs de chez eux et un gouvernement qui néglige la communauté la plus fidèle à l’Etat d’Israël. Un gouvernement qui abandonne ses soldats, un gouvernement qui plie devant le terrorisme, qui n’est pas capable de brider les juges à la Cour suprême, qui obéit aux ordres des Etats-Unis même si c’est en contradiction avec les intérêts du pays, un gouvernement qui est dominé par la peur de l’Apocalypse.
La décision de retirer les portiques est un symbole de faiblesse. Le peupe de l’Eternité est digne d’un leadership fort et solide, qui ne s’applatit pas et ne cède pas devant ceux qui désirent tuer des juifs. Il nous faut un gouvernement qui sera capable de chasser la Liste arabe unifiée à Gaza. En vrai et pas par des mots. La population d’Israël a besoin de chefs à l’image de Juda Maccabée qui sortit lutter victorieusement contre l’Empire greco-syrien. Le peuple d’Israël a besoin d’un peu plus de foi ainsi que des prières dans les synagogues et les maisons d’étude.  
N’oubliez pas! Nous sommes au début de l’ère de la Geoula, des jours messianiques comme cela est décrit dans les livres de Zacharie et d’Ezéchiel…toutes la nations du monde vont monter à Jérusalem. Aujourd’hui, on nous lance un défi. Nous devons nous unir et lutter contre le terrorisme musulman. Il ne faut pas capituler et la décision du gouvernement de lundi soir est une capitulation qui exprime de la faiblesse et accorde une récompense aux terroristes. Celui qui croit que la famille Solomon a été assassinée à cause des portiques de sécurité montre qu’il lui manque une vis dans le cerveau. Mes amis, les Solomon ont été tués pour une seule raison: leur appartenance au peuple juif. Les policiers druzes qui ont été tués la semaine dernière l’ont été parce qu’ils symbolisaient la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple. Mais il s’avère qu’il n’y a pa de souveraineté israélienne sur le Mont du Temple. 
Lorsqu’un pays accueille dans ses hôpitaux des terroristes qui viennent de tuer et leur procurent des soins VIP, il est évident que cela encourage le terrorisme.  
Naftali Benett! Il est temps de remplacer le ministre de la Défense, vous êtes le Juda Maccabée de notre époque. Vous êtes né pour guider le peuple d’Israël. D.ieu fera arriver votre heure! »
Ayal Ass’ad- Présidernt du Forum druze au parti Habayit Hayehoudi

vendredi 21 juillet 2017

MES OUVRAGES

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mardi 11 juillet 2017

POUR RIRE UN....TOUT PETIT PEU.

Je sais 11 trucs sur toi : 
 
1) Tu es en train de lire ce mail. 

2) Tu es humain

3) Tu ne peux pas dire "P" sans que tes lèvres se touchent. 

4) Tu viens d' essayer...  !

6) Tu te sens con.

7) Tu continues bêtement à lire.

8) T'as même pas remarqué que t'as loupé le n°5. 

9) Tu viens de regarder s'il n'y avait vraiment pas le n°5.

10) Tu as souri parce que c'est bête.

11) Et tu vas le renvoyer pour "emmerder " et faire rigoler les autres

 Je sais, c'est con ...mais il n' y a pas de raison pour que je sois le seul à m'être fait avoir !
 
 On s' amuse comme on peut à nos âges....
  
CONSEILS D'UN VIEUX SAGE 
 
 
MESSAGE SANTÉ: 
   
1. Si la marche et le vélo étaient bons pour la santé, le facteur serait immortel.
   
2. Une baleine nage toute la journée, ne mange que du poisson, boit de l' eau   et pourtant elle est...grosse.

3. Un lapin court et saute tout le temps   mais ne vit que 15 ans. 

4. Par contre une tortue ne court pas, ne fait rien...et vit 450 ans!!!


     
ET VOUS ME DITES DE FAIRE DE L'EXERCICE !
 
 
  JE SUIS RETRAITÉ.. LAISSEZ-MOI TRANQUILLE!
 
 

samedi 8 juillet 2017

vendredi 7 juillet 2017

Extrait de JERUSALEM LE DERNIER REMPART de Hubert Zakine

JERUSALEM CAPITALE D’ISRAEL
Alerter le monde qui se prétend libre, prendre le problème à bras le corps, ne pas renoncer à JERUSALEM, la ville symbole, capitale du seul pays du Moyen-Orient où règne la démocratie. Parler sans sacrifier à la sacro-sainte langue de bois qui paralyse et emprisonne toute résistance occidentale à la décadence programmée par l’Islam, cet Islam fanatique qui bafoue la vie en commettant un nombre incalculable de méfaits à travers la planète sans que personne n’ose émettre la moindre réserve. Cela laisse pantois un homme comme moi, judéo-arabe par mon ascendance, occidental par ma naissance dans une Algérie française, ni meilleur ni pire qu’un autre. Ni plus raciste, ni moins angélique, ni plus intelligent, ni moins patriote. Un homme qui arrive à la croisée des chemins, qui s’approche à grands pas de la vieillesse avec le sentiment de ne pas avoir pris le bon wagon de la défense naturelle de ses enfants et de ses petits enfants face à la déferlante islamique.
Voila qu’on se trouve devant une composante du monde, l’Islam, qui veut imposer sa loi au reste de l’humanité. Un reste de l’humanité léthargique qui feint de juger ce danger avec circonspection. Que faut-il de plus que ce long chapelet d’attentats, de décapitations, d’enlèvements, de barbarie de tous genres, de guerres dans les pays islamiques. Il me faudrait une journée entière à énumérer les meurtres commis au nom de l’Islam fanatique et les pays qui soutiennent ces nations sanguinaires. Ce que je vois, moi homme occidental, ni apôtre d’une solution finale anti-islam, ni complice d’un regard bienveillant sur ces régimes dictatoriaux, pourquoi d’autres occidentaux, plus importants que moi, n’alarment-ils pas les consciences de pays civilisés avant qu’il ne soit trop tard. Ai-je un don de double vue pour voir ce qui devrait sauter aux yeux du commun des mortels ? C’est bien beau de faire des ronds de jambes devant l’infâme capitulation d’un monde occidental qui a sa propre croyance et sa propre histoire ! Minimiser la sauvagerie d’un monde barbare qui mise sur la faiblesse de l’occident et sur le ventre de ses femmes pour lever une armée qui submergera la planète toute entière, cela n’est plus de mise.
N’est-il pas temps, messieurs les occidentaux, d’ouvrir les yeux et de prendre les mesures qui s’imposent avant que les barbares ne descendent dans les rues. Ce n’est pas se livrer au plus stupide racisme, cette denrée si courue de nos jours que les islamistes déploient pour stigmatiser les défenseurs de l’occident, que de dire des vérités premières. Faut-il se livrer pieds et poings liés à cette macabre danse de la mort jouée par les virtuoses du fanatisme islamique sous prétexte que le politiquement correct a droit de cité dans nos rues ? Si ces gens là y voient un quelconque racisme, c’est que les mots sont vidés de leur substance car on ne peut parler de racisme face à la déferlante venue des pays arabes et qui poursuit sa progression jusque sous nos fenêtres. Et si l’on doit évoquer un racisme, parlons d’un racisme islamique qui refuse toute tentative d’un dialogue avec les dépositaires d’autres religions. Dire des vérités sur le danger que fait courir cette lecture de l’islam dans nos démocraties est non seulement un acte militant mais également une démarche de salubrité publique. Dire que les nations civilisées ont le droit et le devoir de faire la police chez elles pour le bien-être de leurs peuples ne reléve pas d’un manichéisme de circonstance mais d’une volonté inébranlable de donner un signe fort à l’immigration islamiste. Que cette immigration soit trop ou pas assez nombreuse ne me regarde pas, cette question est à débattre par les politiques et je ne suis pas un politique. Je ne suis qu’un citoyen français avec des droits et des devoirs que la constitution m’a octroyés et non pas les droits de l’homme qui bafouent la mémoire de nos anciens en profitant de la mansuétude de nos dirigeants. S’attaquer à cet islam radical, intolérant avec les femmes, avec les « infidèles » chrétiens, protestants, juifs, athées ou de toute autre religion, ces « mécréants de la pensée » ainsi qu’avec le peuple arabe que les dirigeants maintiennent dans un moyen-âge politique pour mieux les contrôler. S’attaquer à ces gens là, c’est survivre !
Internet est un formidable vecteur d’images qui charrient sur les cinq continents la sauvagerie d’une part et l’outrecuidance d’une autre. L’autre jour, une bande de fous d’Allah claironnaient à qui voulaient les entendre la parole de l’islam pur et dur en plein cœur de Londres. Devant les forces de l’ordre de sa Majesté britannique qui désiraient mettre fin à cette mascarade, les fous d’Allah se sont permis d’interdire aux « bobbies » d’intervenir sur des musulmans en éructant des menaces à plusieurs reprises : « Comment oses-tu toucher un musulman ? » Le mécréant avait osé repousser avec des gestes, pourtant, mesurés la déferlante islamique !
Je suis resté stupéfait devant mon ordinateur. La scène se déroulait en pleine journée, à Londres, capitale de la Grande Bretagne, pays occidental s’il en est ! Que les musulmans pratiquent la religion qu’ils veulent, de la façon qu’ils désirent, entourés de gens qui partagent leur croyances mais pas avec cette haine pour celui qui ne partage pas ses convictions religieuses qu’ils affublent du nom de mécréant. Pour cela, qu’ils aillent chez eux!
Grace à Dieu et, surtout grâce à la mansuétude du monde libre, cinquante sept pays arabes cohabitent sur cette terre que les nations dites civilisées prétendent d’amour et de charité où coulent le lait et le miel. Les pays colonisateurs ont laissé à ces jeunes nations des richesses insoupçonnées que les nouveaux maîtres n’ont pas sues ou pas voulues redistribuer à leurs peuples. Il n’y a qu’à voir la richesse indécente des cheiks d’Arabie pour s’apercevoir que le peuple est laissé pour « solde de tous comptes » par les rois et autres princes du pétrole. Comment un peuple aussi méprisé par ses dirigeants se laisse-t-il conduire à la mort sans se rebeller, sans émettre la moindre protestation ? Il est vrai qu’en d’autres temps et qu’en d’autres lieux, d’autres peuples ont subi même punition (quel doux euphémisme pour parler de la Shoah !) sans réagir.
Un peuple musulman qui endosse toutes les turpitudes de ses dirigeants tout au long de son histoire. Pour quel résultat ? Des pays qui restent en rade de la modernité, des hommes qui attendent le bon vouloir des autres pays pour émigrer pour une année ou pour toute une vie, une jeunesse féminine qui n’a pas son mot à dire sur un hypothétique mariage, des jeunes hommes que guettent les fous d’Allah pour les enrôler dans un combat où la mort rode, des enfants que l’on éduque dans la haine du juif et de l’Occident, seuls responsables de la misère moyen-orientale ?
Avidité ou mauvais calcul, le résultat est misérable et catastrophique. Les peuples affamés sont tenus par une adroite politique religieuse et par la crainte du bâton sans élever la moindre protestation, leur esprit étant conditionné par leur éducation qui désigne l’ennemi héréditaire : Israël. L’ennemi responsable de tous les maux, coupable d’avoir fait d’un mouchoir de poche où ne poussaient que des cailloux, un beau pays où coulent le lait et le miel tant promis par les gouvernements arabes.
Alors, ils se tournent vers l’Islam qui les conduira infailliblement au paradis d’Allah où les attendent de jeunes et belles vierges musulmanes après avoir repoussé les Israéliens jusqu’aux frontières du Moyen-Orient.

ALGER


ALGER


Neil Sedaka - Oh! Carol (original version)

jeudi 15 juin 2017

MES DEUX NOUVELLES PUBLICATIONS AUX PRESSES DU MIDI




Bobby, le nez au vent, demanda au taxi de ralentir en longeant la plaine du comté pour humer les senteurs oubliées sur les champs de bataille. Comme lui sembla belle et sauvage la bande côtière qu'il sillonna si souvent avec son père et ses frères en se rendant au domaine vinicole de Winchester. A un embranchement, il fit stopper le taxi avec une idée derrière la tête. Il paya le chauffeur en n'omettant pas de laisser un bon pourboire au conducteur noir qui découvrit un sourire ajouré, regarda autour de lui le décor qui parlait à sa mémoire adolescente. Il empoigna sa valise et prit le chemin qui descendait vers la rivière de son enfance. Aucune odeur ne lui était étrangère. Il reconnaissait les arbres, les clairières, les sous-bois. Rien n'avait changé. Si ce n'était son bras qui était resté en Europe, il eut pu croire qu'il avait rêvé tant tous les parfums de sa Virginie natale lui parlaient. Mais le rêve s'avéra fort douloureux. Il descendit le chemin Paradise jusqu'à la rivière  Shenandoah,  s'aperçut que l'absence de son bras le déséquilibrait sur ce sentier qu'il avait tant de fois emprunté en courant à perdre haleine dans son adolescence. Il se planta devant un tulipier rougeoyant dont le tronc semblait dépasser un mètre de diamètre et une trentaine de mètres de haut. Bobby resta ainsi à contempler cet arbre centenaire, parlant à ce vieil ami qui fut témoin de ses premiers émois et portait en son écorce tendre, la trace de deux cœurs enlacés. Shirley, premier amour, baiser de jeunesse et promesse ensoleillée avant la tourmente. Comment allait-elle réagir devant le handicap ? Il laissa son regard descendre vers la rivière. Rien n’avait changé.  Il écouta son cœur lui parler de jadis, ressenti les baisers enflammés de sa belle, revit les baignades insouciantes de deux gamins et l’instant délicieux qui rencontra le septième ciel. Surprise miraculeuse qui l’émerveilla.  Bobby  ferma un instant les yeux, fouilla sa mémoire amnésiée pour retrouver le souvenir grisant de cette étreinte inoubliée.
Alors, ses doigts caressèrent les cœurs enlacés à l’écorce de son âme, ses lèvres embrassèrent le vieil arbre rugueux puis sa voix chuchota au vent léger :
--Et oui, mon ami, me revoilà. Abimé......mais …….vivant !
  
*****



Lorsque le téléphone sonna au domicile de Richard, aucune hésitation ne vînt réprimer son élan. Paulo avait besoin de ses amis auprès de lui. Se amis d’enfance Richard et Victor qui habitaient Paris et Marseille. Mais lorsque il apprit que Roland et  Jacky était également convoqués, il comprit la gravité de la situation. Peu importait les distances, peu importait les soucis de chacun, peu importait les projets.

Paulo avait besoin de ses amis. Il leur demandait de le rejoindre à Nice pour un week-end prolongé à cinq. Cinq comme les cinq doigts de la main. Sans s’embarrasser de fausses raisons, ils allaient lui porter secours sans autre alibi que l’amitié de l’enfance. La raison  évoquée par Paulo de les réunir à Nice devait être suffisamment grave pour les faire venir de Miami,  Natanya, Marseille et Paris.

Dans le train qui les emportait au pays du souvenir, l’amitié leur  chuchotait à l’oreille les mille et une raisons possibles  de ce voyage. Etait-ce une subite maturité d’esprit que Paulo avait accroché au regard d’une belle à apprivoiser avec un mariage à la clé ? Un départ pour Israël, alyah qui embrase le cœur de chaque juif de la diaspora ? Un enfant à naître et à adopter par toute la bande d’une femme rencontrée au hasard de ses nuits incertaines ? Une dette à effacer, un conseil espéré, une association à créer, un commerce à ouvrir, un décès dans sa famille ; son père, sa mère, une foule de question qui troublèrent la quiétude de ce voyage que tous, vivaient pourtant comme une fête.
Ils connaissaient Paulo depuis la petite enfance et se doutaient bien qu’il n’aurait jamais fait appel à eux pour une peccadille. Sans cela, il lui aurait suffi de contacter Victor ou Richard qui habitaient la France.




Henri Salvador & Rosa Passos - Que Reste T'il De Nos Amours

Tony Bennett - Smile

mardi 13 juin 2017

ALGERIE ET PIEDS NOIRS

Messieurs François BAROIN et Bernard ACCOYER,

Je reçois ce jour votre tract, comme certainement nombre de Français d’Algérie. Merci de penser à nous … entre deux tours d’élections législatives.

J’emploierai le « vous » puisque vous avez été au Pouvoir, mais aussi parce que j’englobe toute votre famille politique depuis plusieurs décennies.

Vous parlez de « Vérité historique », sachez que nous avons été « dépatriés » et pas « rapatriés », comme vous nous appelez. L’Algérie, c’était des départements français, français avant même Nice et la Savoie. Un brave gendarme a eu du mal à comprendre que j’étais né à Oran dans le 92 ! Numéros 91, 92, 93 et 94 qui ont existé jusqu’en 62, avant l’éclatement du département de la Seine et l’attribution aux nouveaux départements de la banlieue parisienne. Mais est-ce la Vérité de parler de la faire « sur leurs histoires » ? A moins que cela ne veuille insultant, nous n’avons qu’une Histoire, et avec un grand H.

Vous parlez de « rassembler les Français et d’apaiser et de réconcilier les mémoires » mais vous refusez que soit honorés au "Quai Branly" les Français qui ont versé leur sang et sacrifié liberté et carrière pour l’Algérie française. Pourtant, au Quai Branly sont aussi honorés les Français qui ont trahi leur Patrie et permis, en étant « porteurs de valises », de financer et d’entrer les armes qui allaient tuer nombre de Français innocents, civils et militaires, dont enfants et femmes. Seuls, parmi nous, quelques présidents d’associations naïfs, opportunistes ou prébendiers jugent bon de se compromettre et de vous servir de piétaille au Quai Branly le 16 octobre, tout en se prétendant défenseurs de la Mémoire de nos Résistants. Vous avez même autorisé que les porteurs de valises soient décorés et honorés par le FLN en France (Centre culturel algérien). Et vous vous prosternez au Monument des "Martyrs" à Alger.

Vous parlez du « Drame des personnes disparues ou enlevées qui a interdit aux familles de faire leur deuil». Votre Président SARKOZY, que vous revenez nous vendre malgré les trahisons, a interdit deux fois que nous puissions honorer nos Morts et Disparus du 5 juillet à Oran, avec fort renforts de CRS et alors que nous avions les autorisations du Comité de la Flamme. Au nom du « Risque de troubles à l’Ordre public » ! Au même moment, des centaines de voitures, aux occupants agitant des drapeaux algériens, montaient et descendaient les Champs Élysées (Match de coupe de foot). Une manifestation raciste (au prétexte de défense des Palestiniens) se déroulait à proximité de l’Ambassade d’Israël. Pour ces deux interdictions, j’ai fait condamner deux fois l’État. Comment pouvez-vous parler de mener une politique respectueuse envers les Français d’Algérie ? Le Droit de faire notre Deuil et les cellules psychologiques ce n’est pas pour les Français d’Algérie.

Et puisque vous parlez de Mémoire, comment oublier qu’il n’y eut qu’un Pays pour laisser ses ressortissants se faire assassiner, égorger, accrocher à des crocs de boucher; émasculer, emmener ses femmes dans des bordels, sans intervenir et en donnant ordre à son Armée de rester dans les casernes. C’était la France et le personnage dont vous vous revendiquez. Et n’oublions pas les Harkis.

Vous parlez « d’un millier de Monuments aux Morts détruits, de disparitions de plaques 1870, 1914 et 1939 » (en oubliant celles d’Indochine, tout aussi dignes de Respect), sans dire que les responsables sont ces leaders algériens qui viennent festoyer à Paris et sur les côtes ou se faire soigner en France à nos frais, les mêmes qui oppriment et volent leur propre Peuple.

Vous parlez « d’un financement pour la protection et l’entretien des cimetières français en Algérie, … une priorité ». Que n’avez-vous fait depuis 1962 ? La plupart des cimetières français en Algérie ont été rasés par les bulldozers. Pour les plus grands, les tombes ont été ouvertes, quand elles n’avaient pas déjà été profanées, et les restes rassemblés. En France, nous respectons les cimetières, y compris musulmans. D’autant que les mêmes promesses nous furent faites par tous vos gouvernants. Quel pays, quels dirigeants laissent profaner et disparaitre leurs cimetières à l’Étranger ? Alors que la France a tous les moyens de négocier.

Vous parlez de « Vérité historique », j’ai obtenu de Monsieur de VILLEPIN, la suppression sur nos papiers d’identité de l’infâme (pour un Français né dans un département français) et révisionniste DZA (Djézaïr, nom arabe que l’Algérie, pays qui n’avait jamais existé, n’a jamais porté avant 62). Mais aujourd’hui, notre pays de naissance n’est pas porté sur nos cartes d’identité et passeports. De peur de vexer nos "amis" algériens en rappelant pour l’Histoire que l’Algérie c’était la France. Quels sont les Peuples qui n’ont pas de pays de naissance sur leurs papiers ? Les criminels étrangers que leur pays d’origine ne reconnait plus sont mieux traités par la France. Et pas mieux pour le même infâme 99 qui, pour le code INSEE (dit improprement numéro de sécurité sociale), nous classe de façon tout aussi révisionniste comme nés à l’Étranger. La Banque de France s’est autorisé à ne pas respecter les décrets JUPPE et AUBRY qui nous ont permis de changer le 99 en nos départements de naissance. Elle n’a pas modifié son informatique et fait aucun changement, comme donc les banques, les administrations, les commerces et la plupart des fichiers existants. Où est donc votre amour de l’Histoire de la France ?

Vous parlez d’instruire « les plus jeunes », sans dire que vous avez offerts des places d’enseignants aux pires tueurs et porteuses de bombes de la Guerre d’Algérie. Nos compatriotes métropolitains peuvent ils imaginer que les auteurs ou les complices des terroristes de Toulouse, Nice et Paris puissent, dans quelques temps, enseigner dans nos universités ? Cela pourrait-il arriver à Londres, New York, Stockholm, etc. ? Sans dire que nous fument les premières victimes du terrorisme de masse dans l’Histoire. Terrorisme destiné, comme aujourd’hui, à épouvanter. Criminels de guerre tout à fait comparables aux SS d’Oradour sur Glane honorés par vos prosternations.

Quant aux réparations et réinstallations, il s’agit de nous prendre pour des cons (Désolé. Je n’ai pas d’autres termes). Pour avoir été membre une dizaine d’année du Conseil d’administration du Groupement National Pour l’Indemnisation (GNPI), je sais ce qu’il en est de vos promesses. 20%, c’est à peu près l’indemnisation à laquelle nous avons eu droit, quand le moindre incident donne droit à réparation. Pourtant, il nous a été dit que la décolonisation avait été faite dans l’intérêt de la France !

En conclusion, vous raclez les fonds de tiroirs en nous démarchant, alors que nous sommes en voie de disparition. Qui plus est par un tract bâclé Il faut que vous soyez inquiets !

Être insultés, nous y sommes habitués. Que ce soit « En Marche » n’y change rien. Depuis longtemps, avec De Gaulle, les Gaullistes, la Gauche, les Médias, l’Enseignement, les livres dits d’Histoire nous l’avons vécu. Nous avons subi les insultes, y compris sur nos Anciens, les falsifications de notre Histoire, la Désinformation, le Révisionnisme.

Enfin, pour parler d’aujourd’hui, vous êtes responsables de l’immigration massive, de ce que certains appellent "l’Invasion" ou "le Grand remplacement". Elle n’est que l’expression de la volonté de ceux qui dirigent le Monde, non pas les Politiques qui ne sont que les exécutants, mais la Finance mondiale, les multinationales, les grandes banques, les fonds de pension US, les hedges funds, dont SOROS, les fonds souverains, etc. Nos populations devenant âgées (Europe, USA, Japon et même la Chine pour cause d’enfant unique), elles sont moins consommatrices, moins investisseuses, prenant moins de risques. Pour les dirigeants économiques cités, il faut des Consommateurs, plus besoin de bras (la moitié des gens en âge de travailler seront bientôt au chômage, d’où l’idée du revenu universel par peur des émeutes et du Populisme). Nos nouveaux arrivants n’ont pas les moyens de consommer ? Si, en prélevant par toujours plus d’impôts et cotisations sociales sur les présents.

Aussi, vous n’aurez pas plus ma voix de Père que celle de Français d’Algérie. Salutations distinguées.

Jean-Pierre RONDEAU
Président de DEPATRIES
Président d’Honneur d’ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran)
Délégué Ile de France de VERITAS
Adresse courriel perso: [jprondeau@wanadoo.fr]jprondeau@orange.fr

P.S. : Monsieur BAROIN, j’ai connu votre père. Il m’a même proposé une direction dans une des petites banques de son groupe. C’était un soir de la Saint Jean à Nogent sur Seine, il y a une trentaine d’années. Il était entouré de pas mal d’anciens de l’OAS ou de Harkis. Il employait certains, y compris pour la sécurité de son entreprise. L’ancien Grand Maitre avait été chargé par le Gouvernement POMPIDOU de négocier l’Amnistie en 1968 avec nos amis réfugiés en Espagne. En contrepartie, « l’OAS » rentrait. La panique de Mai 68 était telle que c’était la seule force imaginée pour résister à la prise de pouvoir par les communistes. Tout en nous traitant en amis, votre père n’avait peut-être pas adhéré à notre Combat et était certainement resté gaulliste, mais lui « il nous avait compris ».


Majorité POUR LA France
              UNION DE LA DROITE ET DU CENTRE

Paris, le 6 juin 2017
 
Madame, Monsieur,

En Marche considère que la colonisation française en Afrique a été un crime contre l’humanité.

A la repentance nous préférons la lucidité sur notre histoire, sur celle des hommes et des femmes qui sont partis s'installer en Afrique du Nord. Poursuivant les traces de leurs aînés, les rapatriés ont tout donné à la terre sur laquelle ils étaient nés. Leurs mérites, nous les connaissons et comme nous l'avons toujours fait, nous mènerons toujours une politique qui en soit respectueuse.
Nous nous engageons auprès des « Rapatriés » à tout faire pour que soit rétablie la vérité sur leurs histoires.

Si, dans la droite ligne du Président Jacques Chirac, nous avons choisi la date du 5 décembre pour rendre hommage à tous les morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de Tunisie, c'est parce qu'une journée nationale doit rassembler les Français, apaiser et réconcilier les mémoires. La date du 19 mars 1962 ne le permet pas. Nous voulons que l’ensemble des Français, notamment les plus jeunes, sachent ce qu'on été les épreuves, l’exil, les déchirements des Français et d'Afrique du Nord.

Face à l'ignorance et au déni, il faut que nous allions plus loin dans cette reconnaissance. Le travail de mémoire débuté par la Mission Interministérielle aux Rapatriés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et interrompu par la gauche, doit se poursuivre.

La protection et l’entretien des cimetières français en Algérie doit également être une priorité. Le financement du plan de remise en état doit être engagé.

Plus d’un millier de monuments aux morts ont été détruits, les plaques commémoratives des guerres de 1870,1914 et 1939 ont disparu. Un monument rappelant ceux d’Algérie doit trouver sa place dans notre capitale.

Le drame des personnes disparues ou enlevées a interdit à des milliers de familles de faire leur deuil. Là encore, le travail débuté par la Mission Interministérielle aux Rapatriés devra être repris.

Enfin, je souhaite que soit définitivement réglé la question des réparations et des réinstallations. L'indemnisation des pertes subies par les Rapatriés et le réexamen des dossiers de réinstallation doivent être une priorité. Je souhaite travailler sur ces deux sujets avec vous afin d'en déterminer les modalités.

En vous remerciant par avance, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

François BAROIN   Bernard ACCOYER